Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa]

 
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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Mer 26 Déc 2012 - 11:27
Léa avait réussi à se faire "gronder" par un professeur, et pas sur un sujet de cours. Un record. Bon c'était plus une taquinerie qu'autre chose, mais quand même ! Cela dit, qu'on lui dise que sa conversation était "constructive" et "agréable" n'était pas pour lui déplaire. Elle avait été habitué à rester discrète et peu bavarde de son vivant, ce qui n'avait guère changé depuis sa mort, plus par manque de possibilité qu'autre chose. Mais c'est vrai que là, avec cet étrange sujet, elle n'avait pas eu de mal à soutenir le dialogue et à s'y impliquer. Elle était trop concernée pour faire sa discrète.

- Vous auriez peut-être préparer des cours de sadique pour vos pauvres élèves qui n'y connaissent rien ? J'ai potentiellement sauvé de nombreux camarades du coup.

Elle eut un sourire amusé, mais pas très longtemps, bien obligée de se concentrer pour rester debout et avancer. Ca tournait moins, mais elle voyait tout de même flou, ce qui n'aidait pas. Fichu pouvoir, sans lui elle aurait bien mieux tenu l'alcool ! Bon de base elle n'était pas une grande buveuse, mais son épuisement avait détruit toute résistance, alors forcément... le réveil allait vraiment se révéler difficile demain. Enfin au moins elle avait une bonne béquille, Pietro l'aidait à éviter de faire un câlin au sol. Elle n'aimait pas trop les contacts physiques, mais elle accepta de bon coeur le bras du professeur pour s'y accrocher. Dommage qu'il n'aie pas le même pouvoir qu'Aedan. Cela dit, elle avait son petit orgueil personnel et se tint la tête haute.

- Ca ira, je tiens encore debout !

Non mais ! Bon slalomer entre les tables n'était pas très agréable, mais elle tenait bien face aux foules et à leurs pensées stupides, alors elle pouvait s'en sortir là encore. La jeune fille se concentrait sur la trajectoire, très attentive. Il était hors de question de s'étaler ou de trébucher. Elle en avait oublié ce qu'elle disait avant, ça ne lui revint qu'à la réponse de Pietro. Elle rigola un peu, manqua déraper mais parvint à l'éviter en se rattrapant au bras du professeur.

- Pietro Alighieri, le tombeur des étudiantes - ou étudiants, qui sait. De toute façon ya des pervers et des obsédés partout, chez les profs comme les autres, c'est pas nouveau, et yen a sûrement aussi ici. On était tous humains ou presque avant après tout. Mais au moins on peut mieux se protéger j'pense ! Enfin quand on a le pouvoir qui va avec.

Léa n'avait pas eu le temps de connaître les joies de l'enseignement supérieur. Elle finissait l'équivalent du lycée quand la voiture avait décidé de lui piquer sa vie. Alors l'université, la fac, les grandes écoles, et les professeurs pas si vieux que ça par rapport à leurs élèves, non, elle ne connaissait pas. Qui sait, peut-être qu'elle en aurait rencontré un particulièrement mignon et intéressant ? Mais elle était trop respectueuse des règles pour fricoter avec un enseignant. Pas qu'elle soit si disciplinée que ça, non, juste qu'avoir des ennuis ne lui plaisait guère. Alors elle suivait les règlements, ce qui était bien plus simple et facile qu'affronter les conséquences d'une désobéissance. Et puis, il y avait quand même une différence entre prendre une sortie de secours interdite et sortir avec un prof !

Cela dit, la Deus Académia lui offrait la chance de connaître ce type de cadre. C'était certes particulier, on parlait de dieux et d'apprentis dieux, pas de diplôme d'art ou de mathématiques, et les domaines divinatoires rendaient l'expérience très particulière. Mais le principe restait le même : un corps enseignant, des élèves, des cours. Ils n'avaient juste pas de famille à rejoindre ni de maison où retourner. Leur chez eux était ici. Pas de sortie au cinéma avec les copains, pas de découchage chez la meilleure amie pour parler de tout et de rien sous la couette. Etait-ce si dérangeant ? Pas pour la jeune fille, qui n'avait de toute façon pas vraiment connu ce genre de choses de son vivant. Elle n'y pensait même pas. Pour l'heure, sa préoccupation principale était son fichu pouvoir qui lui pourrissait la vie. Un jour, peut-être qu'elle pourrait se concentrer d'autres questions plus basiques. Mais là... elle ne pouvait pas faire grand chose naturellement avec ce boulet.

Concentrée sur la marche, Léa haussa un sourcil en gardant les yeux fixés sur les obstacles à éviter - qu'est-ce qu'elle foutait en plein milieu cette chaise hein ? - se demandant ce que c'était que cette question. Un petit ami, elle ? Déjà qu'elle galérait à se faire de simples amis, elle n'envisageait même pouvoir obtenir plus. Elle en rigola sur le coup, en se cognant un pied contre ceux d'une chaise, rhaaa saleté !

- Un copain, moi ? Ahah la blague. Si déjà j'arrive à avoir un ou deux amis, je pourrais m'estimer chanceuse. Faut pas trop en demander. Pourquoi cette question ? Vous êtes un espion du dirlo ?

Elle n'avait pas oublié qu'Isanagi aussi lui avait demandé ça. Etait-ce une conspiration ? Ou alors elle réveillait les gênes de papa que chaque membre du corps enseignant possédait ? On dirait bien. D'abord le directeur, maintenant Pietro... manquait plus que l'alcoolique de service qui traînait en petite tenue dans les couloirs et elle aurait le trio gagnant. Elle leur faisait peut-être pitié en fin de compte... la loose.
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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Dim 30 Déc 2012 - 11:30
Je remarquais l'effort qu'elle mettait à se déplacer seule, sans mon aide, cette petite avait vraiment de l'orgueil à revendre mais n'en restait pas moins sympathique. Dans son cas, l'orgueil était une qualité. Elle en avait d'autres, bien entendu, dommage que pour le moment tout ceci soit un peu masqué par le mauvais caractère que lui induisaient les souffrances de son pouvoir. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'avec le temps ce petit inconvénient viendrait à disparaître. En tout cas, elle ne manquait pas d'humour, loin s'en faut. Elle parla de mes cours, comme si j'étais un prof sadique. Mais quelque part elle avait raison, un cours en moins de préparer c'était peut-être deux heures d'ennuis en moins pour ceux qui n'adoraient pas l'histoire. Après un certain temps elle ironisa même sur mon statut de tombeur. Je ne l'étais pas vraiment, tout du moins pas avec les étudiantes. J'avais un tempérament séducteur, ça je ne pouvais pas le renier, mais jamais avec une étudiante. Ma déontologie me l'interdisait.

Je me rappelais à cette évocation l'époque où j'avais 25 ans, vraiment 25 ans, de mon vivant. Et pas le vieil homme dans une enveloppe de jeune homme que j'étais aujourd'hui. A l'époque en effet j'avais du succès, beaucoup de succès. Je regrettais même parfois de coucher aussi souvent avec des demoiselles très sympathiques dont j’avais peine à me souvenir le prénom le lendemain. Cependant, elles aussi après tout ne devaient pas se souvenir de mon identité. De mes talents au lit certainement, de mon prénom c'était autre chose. Au final, la seule étudiante que j'étais venu à débaucher en quelque sorte avait été ma femme pendant plus de 50 ans. En soit, ce n'était pas bien grave vu qu'il en avait découlé une très belle histoire.

Tandis qu'elle se cognait contre une chaise, elle répondit à ma dernière question. Pas de petit ami donc, c'était bien dommage pour elle, mais elle avait l'éternité devant elle pour découvrir ceci. Mais elle me posa une question, si j'étais un espion du directeur. Voulait-elle parler d'Isanagi ? Pourquoi cette question ? Je réfléchissais quelques instants, peut-être qu'elle avait eu une entrevue avec le Directeur et qu'il lui avait tenu le même genre de propos. Peut-être qu'au delà des apparences c'était un homme qui se souciait du bien être et du devenir des élèves. Quoiqu'il en soit je poussais la chaise du talon pour enfin dégager le passage et je m'approchais de la sortie.

- Non, je me posais simplement la question. Et ne va pas croire que je suis intéressé ou que je te prends en pitié. C'est juste que, dans ma vision des choses, je pense que les jeunes personnes doivent profiter de ceci, les premiers amours, l'amitié...

J'ouvrais la porte du Bar Scolaire, laissant entrer la brise légère de cette fin d'après midi. Le temps passait tellement vite...heureusement que nous étions devenus immortels. Sinon comme sur Terre, chaque seconde serait perdue à jamais. Je la précédais dehors, ne la laissant pas passer première. Ce n'était pas par manque de courtoisie, simplement que j'avais appris avec le Temps que les femmes appréciaient les gentlemans, mais il ne fallait pas en abuser. Il arrivait parfois qu'une femme s'indigne quand on montrait trop de zèle à être courtois avec elle, comme si elles n'étaient pas capable de s'asseoir seule, ou d'ouvrir une porte. Pire encore, certaines prenaient ça comme une véritable atteinte à la féminité et refusait toute courtoisie, voulant être traité comme un égal par l'homme. Mais les femmes restaient un grand mystère. Malgré leur émancipation des dernières années, je n'avais jamais vu aucune femme se mettre à pestiférer lorsque l'on lui payait le restaurant, qu'on lui portait ses courses, ou encore qu'on lui tenait le parapluie. J'avais des milliards de milliards de connaissances sur une immense diversité de sujets, et pourtant la psychologie féminine restait un mystère des plus insondables.

Je m'allumais une nouvelle cigarette, regardant le soleil, les quelques étudiants qui déambulaient ça et là. Aucun ne semblait vraiment remarquer notre présence, plus encore, aucun ne semblait remarquer la porte du Bar. Ces pièces secrètes étaient vraiment incroyables. Je me tournais vers ma nouvelle et jeune amie, la considérant déjà en tant que telle. Elle avait l'air fatigué, mais elle tenait le coup. Devais-je l'accompagner jusqu'à l'internat, ou ailleurs ? Je n'en savais trop rien. Je n'avais après tout encore rien à faire, mais c'était à elle de décider de notre étape suivante. Je l'avais après tout traîner jusqu'ici, si elle voulait s'en aller désormais je n'allais pas la retenir.

- Dis moi, veux-tu que je t'accompagne quelque part, juste au cas où tu aurais besoin d'un soutien physique, ou bien tu vas pouvoir te débrouiller par toi même ?

Au moins c'était dit, peu importe si j'égratignais sa fierté, je préférais être sûr de sa réponse. Si elle voulait que je l'accompagne cela m'arrangeait d'autant plus. Je préférais la savoir arrivée saine et sauve là où elle comptait se rendre plutôt que de l'imaginer s'écraser le nez sur les dalles des chemins de l'Académie à cause de la fatigue. J'attendais donc patiemment sa décision, prenant soin de refermer la porte derrière elle. Que ça se termine maintenant, ou d'ici dix minutes, cela importait peu dans le fond. J'avais, en toute sincérité, passé un excellent moment. Non seulement parce que j'avais rencontré quelqu'un de fort agréable en la personne de Léa...mais aussi parce que pouvoir parler ainsi librement de mon pouvoir m'avait ôté un certain poids des épaules.
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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Lun 31 Déc 2012 - 10:51
Cette chaise était fortement agaçante. Pourquoi elle ne bougeait ? Ah c'est vrai, ça marche pas ces bestioles. Donc il allait falloir la contourner... quel ennui. Léa commençait à avoir plus que du mal à réfléchir correctement, l'esprit embrumé par l'épuisement et un peu l'alcool. Heureusement, Pietro lui épargna une crise de nerf en attrapant le vil animal et en le déplaçant pour libérer le passage. Pas bête l'idée ! Il nia être un espion d'Isanagi, hum... mouais, en même temps c'est censé être discret et secret un espion, normal qu'il n'avoue pas. Ou alors il posait vraiment la question comme ça. Allez savoir. Oh peu importait de toute façon. Elle rigola toute seule, accrochée au professeur pour marcher à peu près droit.

- J'espère bien que vous êtes pas intéressé. Sauf votre respect, ça me ferait bizarre d'attirer un vieux et un professeur qui plus est !

La jeune fille haussa les épaules. Un devoir que de profiter de l'amour et de l'amitié ? Qu'il aille dire ça à Deus, lequel était sûrement responsable de la distribution des domaines divinatoires. S'il voulait tant que ça qu'elle s'éclate avec un mec, il avait qu'à lui refiler un truc plus gérable ! Là... elle ne pensait même pas à avoir une relation de ce genre ici. Elle essayait de tisser quelques liens d'amitié, et rien que ça c'était une belle galère. Alors elle ne risquait pas de se tâter à tenter plus. L'idée ne lui était même jamais venue à l'esprit. Et de toute façon, avant d'essayer plus, il faut bien avoir une base solide, que seule l'amitié peut construire. Sur ce point... elle n'en avait avec personne, alors... Enfin non c'était faux, il semblait qu'elle était pas trop mal partie avec Aedan. Mais c'était encore trop bizarre et délicat pour qu'elle pense à plus. Et de toute façon elle le voyait mal lui-même sortir avec elle. Il était trop populaire et trop classe à côté d'elle, et avait des filles bien meilleures à portée de main. Son seul obstacle était la rumeur sur leur faux couple, mais ce n'était pas difficile de passer outre, suffisait de le vouloir.

- L'amitié, j'y travaille, et c'est déjà bien assez difficile comme ça, pas besoin de chercher plus. Si j'arrive à avoir un bon ami, je serais largement comblée. J'crois que j'en ai un en cours, mais c'est un peu spécial.

La petite brise qui vint jouer avec ses mèches lorsque Pietro ouvrit la fit soupirer, c'était agréable ça, un peu d'air. Léa s'appuya contre le chambranle pour sortir après le professeur, se moquant bien de ses manières. Elle avait vécu dans un milieu banal, une classe moyenne, où ce genre de choses n'avait guère d'importance. Qu'on lui tienne la porte ou pas, surtout dans son état actuel, était aussi important qu'un moucheron écrasé par une chaussure à l'autre bout du monde. Soufflant un peu, elle inspira l'air extérieur. Ca faisait du bien, ça lui aérait un peu l'esprit, même si elle restait exténuée. Rhaa l'autre fumait encore ! Mais quel toxico. Qui semblait sous-entendre qu'elle avait besoin d'aide pour retourner dans sa chambre.

- Je suis pas encore par terre, ça va, j'sais marcher !

Elle grommela avec la mauvaise humeur typique des gens orgueilleux qui n'aiment pas qu'on les traite comme des boulets, même s'ils en sont. Elle avait déjà eu sa dose dans les missions accomplies, où elle était plus qu'inutile, du moins à ses yeux, alors là elle comptait bien rester fière et rentrer seule. Elle était peut-être un boulet en combat, mais elle pouvait encore retourner chez elle comme une grande ! Enfin c'était pas la faute de Pietro qui proposait ça en simple gentleman, sûrement. Elle se radoucit un peu, il méritait pas qu'elle l'engueule.

- Ca va, en plus l'internat est pas loin. Si vous voulez m'aider, évitez l'examen au cours qu'on aura sûrement ensemble, ça m'arrangerait. J'ai trop de mal à me concentrer longtemps en classe.

Elle tâta le terrain, un pied, puis l'autre, ok, ça allait. On lâche le mur... oui c'est bon, elle tenait debout. Ca tournait un peu, mais elle tiendrait jusqu'au lit où elle s'écroulerait. Le premier qu'elle trouverait d'ailleurs, que ce soit le sien, celui de Ion, de Nemuke ou d'Aedan, peu importait.

- Merci en tout cas, c'était sympa et ça m'a fait du bien de parler de ça sans avoir la trouille. A la prochaine.
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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Lun 31 Déc 2012 - 18:40
Je ne pouvais lui en vouloir d'avoir dit que j'étais un vieux. Même sous mes 25 ans, elle restait plus jeune que moi, une sorte de petite sœur en quelque sorte. Et après tout elle avait bien raison de réagir vivement, si elle n'était pas sous mon charme, parce qu'il fallait admettre que j'étais séduisant, alors je ne me faisais pas trop de soucis quand aux potentielles tentatives de certains de mes collègues. Bien entendu je ne lui en voulu pas non plus pour avoir pesté contre moi lorsque je lui avais proposé de la raccompagner. En effet elle pouvait encore marcher, j'étais simplement trop inquiet, ou trop protecteur. Quoiqu'il en soit je venais de la blesser dans son orgueil comme je l'avais prévu. Inutile de s'excuser, le mal était déjà fait.

Tandis qu’elle s'avançait je repensais à ce qu'elle m'avait dit au sujet de l'amitié. En effet, vu sa situation cela ne devait pas être une partie de plaisir. Qu'est-ce que sera lorsqu'elle aura développé son pouvoir ? Peut-on considérer quelqu'un comme un ami dans la mesure où on peut lire chacune de ses pensées ? Elle sera obligée de faire face à tout le mal que l'on peut penser d'elle, à toutes les mauvaises pensées, les mensonges, l'hypocrisie. Cependant elle expliqua rapidement qu'elle était entrain de se faire un ami, il devait donc y avoir de l'espoir. A mes yeux, personne n'était fait pour vivre seul, que ce soit sur Terre ou ici. J’espérais de tout cœur qu'elle trouverait des gens sur qui compter.

Enfin elle s'excusa d'avoir aussi mal réagi. Comme quoi toute cette conversation avait été utile. Une heure plus tôt elle m'aurait fusillé du regard, peut-être même insulté pour l'avoir considéré comme étant aussi faible. Mais là, elle savait bien que je ne lui avais voulu aucun mal. Elle parla des cours, de ses problèmes de concentrations. Il devait y avoir de quoi ! A subir les pensées des autres ce devait être difficile de rester concentré sur son propre travail. Pas seulement les examens, les simples cours devaient être un calvaire...en gros, il n'y avait rien de bon pour elle à suivre les cours de façon classique. C'était fort dommage, d'après notre entrevue j'avais compris qu'elle était intelligente, douée de pas mal de moyens.

Puis elle s'éloigna tout doucement, la démarche peu assurée au début, le temps simplement de prendre ses marques. Puis elle m'adressa un au revoir, expliquant que ça lui avait fait du bien de parler de tout ça. Force m'était de constater qu'il en avait été de même pour moi. Avant qu'elle ne s'éloigne je lui lançais donc.

- Ma chère Léa, je pense que nous sommes deux pour qui cela a fait du bien d'avoir cette conversation. Rentre bien, et à la prochaine !

Ainsi s'achevait cette agréable entrevue, j'avais fait connaissance avec une jeune fille formidable qui, j'en étais certain, arriverait à un moment ou à un autre à se dépatouiller des ennuis que lui causait son pouvoir. Je jetais ma clope d'une pichenette pensant déjà à ce que j'allais faire du reste de ma journée. Léa était déjà à une certaine distance...lorsque j'eux une idée toute simple et pourtant brillante.

- Léa ! Je ne sais pas pour les autres professeurs, mais en ce qui me concerne je ne veux pas te voir dans mes cours ! Si tu veux apprendre un peu d'histoire, viens me voir pour un cours particulier...je pense que tu auras plus de facilités à te concentrer si on est juste tout les deux !

Le message était passé. Je lui fis un signe de la main en guise d'adieu et tournait les talons, prenant un chemin opposé au sien. Où est-ce que j'allais ? Vers la Bibliothèque bien sûr...il y avait tout de même 30 étages à parcourir et depuis mon arrivée je n'avais lu les ouvrages que des deux premiers. Qui plus est, après un si bon début d'après midi, à l'image de Léa, j'avais fort à cœur de m'isoler. Quoi de mieux pour ça que de me réfugier dans un bon bouquin !
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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Lun 31 Déc 2012 - 22:03
Léa se concentrait sur sa trajectoire quand Pietro l'appela et manqua la faire rater son pas suivant. Heureusement elle garda son équilibre en tendant les bras et parvint à éviter la chute. Elle se retourna, pas très contente, qu'est-ce qu'il voulait encore ! Mais ce qu'il dit l'adoucit très vite. Dispensée de cours d'histoire ? Ca, c'était très intéressant. Cours particulier... un peu moins, mais après tout si ça lui évitait de devoir supporter toute une classe, ma foi... Elle hocha la tête et leva un bras pour montrer qu'elle avait entendu au cas où il soit trop loin pour que ses paroles lui parviennent.

- D'accord, merci. Puisque vous me mettez à la porte... je ne viendrai plus à vos cours !

Il lui rendit son signe de la main, il avait compris, et repartit vers son propre but. Peut-être qu'il allait préparer un de ses cours, allez savoir. Pour sa part, le sien était nettement moins noble : tenir jusqu'à atteindre son lit. Et ça s'annonçait délicat, ses perceptions commençaient méchamment à lui faire défaut. L'alcool n'était pas tant que ça responsable, non, c'était surtout son corps qui était épuisé et puisait dans ses réserves depuis un moment. Il n'en pouvait plus et exigeait du repos.

Au point qu'elle risquait fort de se tromper de chambre...


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Re: Nous n'avons pas fini notre conversation [PV Léa] - Mar 1 Jan 2013 - 12:37
Joli rp ! Bravo vous deux !

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