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Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Quand on est plusieurs dans sa tête ... c'est pas la joie !

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Quand on est plusieurs dans sa tête ... c'est pas la joie ! - Lun 26 Nov 2012 - 17:40
Il y a plusieurs moyen de dompter une bête sauvage. La force brute, les coups et les menaces. Ces moyens là sont les plus évidents! Ils sont aussi les plus simple. Certaines personne cependant possèdent
ce don unique, cette chose qui leur permet de mettre en paix les esprits les plus turbulents. Il s'agit d'un échange de bon procédé. Quelques instant de répits contre quelques notes. La plupart du temps, les êtres qui peuvent jouer d'un instrument suffisamment bien pour émouvoir le coeur de n'importe quelles créature sont des personnes douces et bonnes. La plupart du temps ... Parfois, il peut arriver que Deus dans son infinie bonté accorde ce don à une personne totalement différente. Quelqu'un qui n'aurait apporté que mort et désolation autour de lui. Quelqu'un comme James. Sauf que James lui, était indifférent au fait d’apaiser et d'émouvoir. Sa musique n'avait d'autre but que d'exprimer le trop plein d'émotion et de violence qu'il s'obligeait à renfermer au plus profond de son âme.

"Shishishi~..."

Le jeune professeur se trouvait actuellement devant la bête gardant l'entré de la salle des machines, son violon à la main et un sourire amusé aux lèvres. L'immense erreur de la nature grondait doucement, faisant trembler le sol sous les pieds du Boucher de Londres. Le gardien gratta le sol de sa patte avant et rugit, envoyant rouler James sur plusieurs mètres par la simple puissance de son souffle.

"Salop*r*e de caniche sur-développé! J'voulais juste de jouer de la musique moi! Inculte !"

Notre héros de pacotille se releva prestement, pas vraiment effrayé, juste exaspéré par le manque total d'intelligence dans le regard du monstre. Il était aussi un peu ennuyé car le but final de son périple du jour se trouvait dans les profondeurs de la salle des machines dont l'entrée se trouvait exactement derrière la patte arrière gauche du monstre.

"Bouge de là si tu veux pas qu'il t'arrive des bricoles! T'aurais put devenir mon animal de compagnie!"

Un long silence gênant suivit la menace de l'homme aux cheveux blanc tandis que même le gardien restait bouche-bée devant tant de courage... Ou bien n'était ce que de l'inconscience et de la stupidité. Quoiqu'il en soit, le ton était donné. James était bien décidé à aller voir ce qui se trouvait derrière la bête et cette dernière était décidée à l’empêcher d'avancer. Elle reprit ses techniques d'intimidation classique. L'irlandais sortit de son sac un biscuit qu'il croqua en réfléchissant à voix haute:

"Comment un animal aussi gros peut il bien être rentré là dedans ..."

Notre psychopathe de service avança d'un pas et la patte monumentale de la bête s'écrasa à quelques centimètres de lui.

"Nan mais t'es sérieux là ?"

Un grondement mi-amusé, mi-menaçant lui répondis.

"Ok ... J'abandonne..."

James shoota dans un cailloux avec colère et fit demi-tour. Il rangea son violon dans son étuis Haussant les épaules, il commença à s'éloigner et aperçut du coin de l'oeil le gardien faire de même.

"Shishishi~..."

Le jeune homme tourbillona sur lui même et fonça en direction de la porte d'entrée de la salle des machines!

"JAI MEEEEENTIIIIIIIS!!!"

Fut son cri de guerre. Par un coup de chance extraordinaire, la bête mit quelques secondes de trop a réagir ce qui permis à James de se jeter au sol et de déraper sur une plaque de verglas pour aller s'écraser cul par dessus tête contre l'immense porte! D'un bond il fut debout et s'exclama d'un ton triomphant:

"La prochaine fois tu sauras a qui tu as à faire immondice puant!! J'suis James T. Ripper, professeur de Philosophie par obligation, Scientifique de coeur! Souviens toi bien de ce nom sal~..."

La queue de la bête qui fondait sur lui a vive allure l’empêcha de terminé et l'obligea à se jeter dans l’entrebâillement de la porte qui vibra sous la force de l'impact. Nouveau dérapage, nouveau roulé-boulé. De nouveau le silence régnait sur l'immense salle. Un silence seulement brisé par les feulements et les couinements de divers appareils en marche. Le claquement des arcs électriques et le soupir des chaudières. Il y planait dans ces lieux une atmosphère qui donnait à la fois envie de fuir à toutes jambes mais aussi de s'enfoncer encore plus profondément.

Un hurlement tonitruant convainquit James qu'il valait mieux avancer et enquêter sur cet endroit étrange dans lequel il se trouvait si à son aise pendant que l'animal derrière la porte se calmait.

"Comme maman disait toujours jusqu'à ce que sa tête décide de quitter le reste de son corps, les chemins les plus évidents sont souvent ceux qu'il vaut mieux emprunter!"


Il jeta un coup d’oeil dédaigneux au couloir qui s'étendait devant lui pour se concentrer sur l'échelle qui grimpait vers les sommets obscurs à sa droite. Sans hésiter il s'engagea et grimpa jusqu'à une espèce de plateforme qui surplombait une grosse partie de la salle des machines. Un courant d'air fit voler les cheveux de James et il ferma les yeux en inspirant profondément.

Depuis le début, depuis ses premiers pas dans l'académie, il s'était sentit attiré par cet endroit sombre. Un peu comme un rat qui aurait cherché un nouveau trou où se terrer. La température autour de l'ancien tueur chuta lentement de quelques degrés bien qu'elle ne soit déjà pas très haute. Un soupir de bien-être lui échappa et il s'étira en gémissant de volupté. Il se sentait chez lui.

"Voyons voir comment tu sonne ma belle! On va voir si cette fois encore tu sauras me soulager."

Avec précautions, il sorti de son étui son violon ainsi que son archet, se redressa et ferma les yeux. Un flot de sensation l'envahirent soudain, à l'instant même où il cessait de les refouler. L'envie, le désir malsain et la violence qu'il pouvait éprouver le prirent soudain à la gorge déformant son sourire en un rictus crispé. Les premiers flocons de neiges commencèrent à l'entourer au moment où il posa son archet sur les cordes. Relâchant sa respiration, il se mit a jouer.


Les notes ricochaient sur les voûtes obscures pour se perdre dans le noir. Un pression énorme pesait sur la poitrine de James et un étaux lui enserrait le crâne.

Depuis qu'il vivait à l'académie, il avait de plus en plus de mal à conserver la façade polie et disciplinée qu'il s'était construit. Le matin même il avait faillis planter un scalpel dans la main d'une élève qui tapotait ses ongles avec impatience sur son bureau. S'il jouait suffisamment longtemps, jusqu'à ce que ses doigts et ses yeux saignent peut être pourrait il se reprendre et réussir à faire comme si tout allait bien. Comme s'il n'était pas un comédien. Un léger craquement se fit entendre, mais perdu dans sa "thérapie musicale" James ne l'entendit pas. Des flots de notes se déversaient maintenant dans la salle.

Et soudain... La paix... Complète et totale. Terrassé par la surprise et par la joie, l'homme s'écroula au sol sans un bruit, la tête appuyée contre la rambarde.

*Jamais libre! Jamais! Toujours accroché à ton violon! toujours!!*

*Tu n'es qu'une voix dans ma tête. Je n'écoutes pas les voix dans ma tête!*

*Tu pourrais être tellement plus fort si tu assumais ce que tu es vraiment!*


Les dents serrés à les faire éclaté, James se tapa violemment le crâne contre la barre de fer. Il recommença une fois, puis encore une autre... Jusqu'à ce qu'il sente un filet de sang dégouliner sur son front pour venir se perdre le long de ses lèvres. James resta ainsi, immobile jusqu'à ce qu'il sente le sommeil fondre sur lui.
Quand on est plusieurs dans sa tête ... c'est pas la joie !
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