Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 S'adapter, c'est survivre [PV Maodan]

 
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S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Mer 14 Nov 2012 - 20:54
DÉCONNECTES-TOI WILLY !

Elle avait l'impression d'être dans le brouillard. Tout atours d'elle n'était que brume et manque de sensation. Le noir total. Le vide absolu. Pourtant, quelque chose, lointain, en elle, la pinçait. Une pointe de regret, une pointe de cruauté, une pointe d'arrachage douloureux, son cerveau qui lui envoyait des ondes dans tous les sens. Avec un seul refrain : tu es morte. Quoi, ça voulait dire quoi mourir ? Dans Fantasy Life, elle était morte des dizaines de fois, et toujours était revenue.

DÉCONNECTES-TOI WILLY !

Pourtant, cette fois elle sentait que ce n'était pas la même chose. Il n'y avait pas assez de son. Elle n'avait pas vu "Vous êtes morte" affichée devant ses yeux. Personne ne l'avait prévenue. Sinon les corps des autres avatars s'écroulant les uns après les autres. Mais alors, où était-elle bon sang ? Une lueur lui attira l'oeil, suffisamment fort pour qu'elle plisse les yeux. Ses yeux. Elle voyait quelque chose. Quelqu'un. Un homme. Il sentait... le tabac.

Quoi, le tabac ?

DÉCONNECTES-TOI WILLY !

??? : Bienvenue dans la Deus Académie, à toi de poursuivre ta propre route, d'assurer les cours et de te surpasser !

Elle était assise. Sa main bougeait. Elle prenait une feuille. Sa feuille. Et elle pouvait lire "Feuille divinatoire". Elle était donc... vivante ? Choquée, comme à travers un brouillard épais, elle leva la tête, tenta de faire le point. C'était quoi cet endroit ? Elle ne l'avait jamais croisé. Elle le saurait si son père avait fait une mise à jour.

DÉCONNECTES-TOI WILLY !

Une migraine insupportable lui traversa la tête, et elle se pinça l'arrête du nez. Est-ce qu'elle était vraiment morte ? Elle venait de faire cesser sa vie, aussi brusquement pour... la quoi ? Deus Academia ? Elle déglutit, se força à se lever, et constata qu'elle avait toujours sur elle son équipement de jeu. Ce devait être une mauvaise blague... ou un rêve étrange.

Willmore : Att... Attendez !

Elle fit quelques pas, fut prise de nausée, et ferma les yeux. Elle était dans un endroit sacré nom de nom ! Ce n'était pas le moment se répandre en bile un peu partout !

Willmore : Où suis-je ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Monsieur ! S'il vous plait !

Elle poussa un long soupire et se laissa tomber, dos à une colonne de marbre. Morte. Elle était morte. Et elle avait atterri là sans avoir aucune. Foutre. Idée. De ce qu'elle était sensée faire. Quoi, devenir un dieu ? Elle croyait en la science bon sang ! Pas en la mystification... Sa fiche !

Elle la parcourut en fronçant les sourcils, mais n'y trouva aucune réponse. Déesse de l'Evolution. Ils en avaient de bonnes.

Willmore : Et maintenant moi je fais quoi HEIN ?


Dernière édition par Willmore Darwin le Jeu 15 Nov 2012 - 0:08, édité 1 fois
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Mer 14 Nov 2012 - 22:19

Un jour quelconque.
Voila ce que nous étions aujourd'hui. Ce peut bien être le jour de ma résurrection au sein de cette académie, je m'en lave les mains, comme de mon anniversaire lorsque j'étais encore en vie, sur terre...
Je ne suis ici que depuis quelques heures. J'ai déjà rencontré deux personnes. Léa Dolce et Pietro Alighieri, une élève, et un prof'. Ils m'ont un peu éclairé sur ce que je fais là, et je dois bien avouer que cela me fait bizarre. J'ai été désigné pour devenir un apprenti dieu, celui de l'amour et de la puissance créatrice. J'ai des cours à suivre, des élèves à rencontrer, des amitiés à lier -quoique, là, je me permets d'émettre un doute-, des ... pouvoirs à découvrir. Mes pouvoirs. Les pouvoirs, les dons qui m'ont été confiés... Je testerais plus tard. Pour l'instant, je me concentre. Sur quoi? Je n'en sais rien moi même. J'ai peut être juste envie d'être au calme, allongé sur ce banc, entouré d'autres bancs, dans ce sanctuaire. Étrangement, ce lieu m'inspire confiance, il m'apaise alors même que je ne suis pas spécialement énervé ou autre. Si seulement dans mon ancienne vie, j'avais eu un tel lieu, j'aurais pu éviter bien des conneries... Si ma mère m'a bien apprit un truc de son vivant, c'est la nécessité d'avoir un lieu où se recueillir à soit. Un lieu calme, qui nous parle, qui nous transmet quelque chose, un lieu où l'on se sent chez soit, un lieu... qui nous calme, nous apaise.

Cette église, ce temple, cet... endroit ci, où je me trouve en ce moment même, est exactement ce que je cherchais de mon vivant, dans la musique. Mais celle ci avait sur moi tout l'effet inverse...
Bref, cela ne me fait pas de bien de ressasser le passé. C'est finit. Toute douleur que je devais supporter à cette époque est terminée. Je n'ai plus qu'a me concentrer sur ce que l'on exige de moi...
Soudain, j'entends du bruit autours de moi. Je reconnais la voix, pour l'avoir déjà entendu. C'est l'homme étrange et mystérieux qui m'a accueillis quelques heures plus tôt, dans ce même endroit. Il semble parler à quelqu'un, il lui dit d'ailleurs les mêmes choses qu'à moi...
Ainsi donc, il y a quelqu'un dans le même cas que moi. Un nouveau ou une nouvelle. A t-il autant de mal que moi à s'habituer à sa nouvelle condition, ou bien a t-il déjà tout compris, tout assimilé, tout accepté? Je me sens presque stupide, d'un coup. Lorsqu'ils ont répondus à mes questions, tout à l'heure, Léa avait l'air agacée, elle semblait me prendre pour un demeuré, voir un attardé. J'avoue que je ne suis pas l'homme le plus intelligent de la terre, mais j'ai tendance à comprendre certaines choses... Sauf celles qui me semblent irrationnelles. Comme celle de ressusciter et de devenir un dieu en devenir dans une école spéciale pour des gens dans le même cas que moi. Je me demande d'ailleurs quel genre de don je peux avoir, et ce que les autres possèdent également, cela m'intrigue. Et ce nouveau ?

Je me redresse, me retrouve assis. Je l'entends parler seul, tout comme ce que j'ai fais. C'est une voix féminine. Une nouvelle donc...

???: Att... Attendez !

J'entends des bruits de pas, elle tente donc de marcher, peut être pour rattraper l'homme mystérieux ?

???: Où suis-je ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ? Monsieur ! S'il vous plait !

Ha... je crois qu'elle est comme moi, qu'elle ne comprend pas tout.

???: Et maintenant moi je fais quoi HEIN ?

Je me lève, la distingue. Elle n'a pas l'air bien. Je m'approche d'elle doucement, j'espère ne pas l'effrayer, je ne veux pas lui faire peur...

Maodan : Je crois que... tu dois faire à peu près comme moi... Sortit d'ici, découvrir les lieux, ta nouvelle vie... Oublier l'ancienne... Te faire des amis, peut être même...

Je ne me sens pas bien à l'aise, je n'aime pas aller vers les gens. Je me sens même complètement idiot. Complètement maladroit. Je baisse les yeux, honteux.

Maodan : Désolé.. Je ne dois pas être de très bon conseil...

Je me tais quelques instants avant de finalement dire :

Maodan : Je... je me nomme Maodan... Et je suis nouveau ici, aussi... Enfin... Je suppose que tu ... l'es.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Mer 14 Nov 2012 - 22:48

??? : Je crois que... tu dois faire à peu près comme moi... Sortir d'ici, découvrir les lieux, ta nouvelle vie... Oublier l'ancienne... Te faire des amis, peut être même...

Un frisson de terreur pure parcourut l'ensemble du corps de Willmore tandis qu'elle reculait contre la colonne de marbre, prise par surprise par cette voix si douce, tellement douce, trop douce. Ses yeux s'écarquillèrent en signe d'incompréhension tandis que sa main cherchait mécaniquement son coeur, et rebondissait contre son plastron. Nom d'une ecchymose en sucette, ce type avait de la chance qu'elle n'ait pas été debout, son premier réflexe aurait été de lui casser la gueule en bonne et due forme.

Un homme se tenait face à elle. Un homme superbe, certes, mais un homme tout de même. Il avait les cheveux longs, légèrement négligés. Un corps qui avait l'air d'être entretenu, et une gueule d'ange, digne d'une création de Fantasy Life. Ok. Maintenant elle était sûre qu'elle était en train de rêver. Ou qu'elle avait simplement changé de jeu. Un type aussi beau ne pouvait pas exister en vrai, c'était parfaitement illogique. Qui avait un code génétique aussi flatteur ? Personne. Même les dieux de la mythologie grecque n'étaient pas représentés aussi parfaits.


Maodan : Je... je me nomme Maodan... Et je suis nouveau ici, aussi... Enfin... Je suppose que tu ... l'es.

Willmore tenta de remettre les informations dans l'ordre. Une nouvelle vie ? Un nouveau départ ? Mais, elle n'avait même pas fini ce qu'elle devait faire dans la précédente ! Elle devait défaire les challengers, et devenir la meilleure joueuse de Fantasy Life ! Elle devait utiliser l'argent pour faire des études de robotique et développer son propre jeu ! Elle devait faire entrer son jeu en bourse, devenir millionnaire, et pouvoir rester connectée en n'ayant à partir que pour se sustenter ! Non non, cela n'allait pas du tout, elle devait y retourner ! En plus son père devait se sentir seul. Il avait besoin d'elle. C'était sa princesse guerrière, son unique famille. Si elle le laissait avec Il Re, ils feraient n'importe quoi, c'était sûr.

Attendez.

Ca voulait dire qu'elle était morte. POUR DE VRAI ?

Willmore : Je suis... Willmore. Et je suis bien nouvelle... ici. Est-ce que c'est euh... le paradis, ou quelque chose comme ça ?

Elle jeta un regard circulaire. Assurément, la salle avait tout du temple. Elle respirait la religion, la sérénité, la paix, et surtout la divinité. Elle se sentait légèrement oppressée. Elle avait l'habitude de tels décors, mais d'ordinaire elle savait qu'ils étaient faux. Une suite de code binaire interprété par son petit cerveau. Là. Ça existait vraiment.

Une seconde. Ça voulait dire que Maodan était réel ? Elle piqua un fard, et se concentra sur sa fiche. Déesse de l'évolution. Heureusement, ses paliers étaient définis. Paliers. Niveaux. Elle comprenait la logique de ce nouveau jeu dans la mort. Elle se raccrochait à ce qu'elle connaissait déjà. Et les statistiques, pour sûr, elle connaissait.

Willmore : C'est surréaliste. Comment est-ce que je peux vérifier ce qui est marqué là-dessus ?

Elle darda de son regard de guerrière Maodan, fronçant les sourcils jusqu'à avoir l'air du Bourreau. Apparemment elle devait être capable de respirer sous l'eau. Quelle utilité cela avait elle n'en savait rien, mais c'était toujours bon à savoir.

Willmore : De quoi es-tu sensé être le dieu ? On ne m'a pas expliqué comment cela marche. C'est quoi ce jeu où on n'explique aucune règle ! Il n'y a pas de manuel pour apprenti dieu ? Et comment je vais vérifier ça, je suis sensée me faire noyer par quelqu'un pour me dire, merde, j'ai mal lu ?

Elle parlait à moitié toute seule. En vérité, elle était en train de paniquer légèrement. Sans doute le fait de ne rien comprendre à sa situation y participait-il pour beaucoup. Elle avait besoin d'avoir une preuve matérielle qu'elle n'était pas en train de faire un neurotrip. Et Maodan et son faciès de statue grecque ne l'aidait pas vraiment à être sûre que la vérité était bien là, devant elle.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Jeu 15 Nov 2012 - 22:10

J'ai vu juste, elle est nouvelle, et je le comprends à son air perplexe... Je l'observe, silencieux. Elle à l'air déroutée, vois totalement à l'ouest. Elle sort d'où au juste? D'un jeu vidéo?... On dirait fort, en effet, que c'est le cas. C'est étrange. Elle m'intrigue.

Willmore : Je suis... Willmore. Et je suis bien nouvelle... ici. Est-ce que c'est euh... le paradis, ou quelque chose comme ça ?

Elle confirme mes pensées. Willmore. C'est un joli prénom. Bien qu'assez inhabituel. Sa question sur le paradis me fait doucement sourire. J'aurais bien voulu, moi, que ce soit le paradis, j'aurais pu retrouver ma mère, la bas, au moins, du moins j'ose y croire.
Je la vois regarder autours d'elle. Elle faisait comme lui, il y a quelques heures, elle faisait un état des lieux, elle tentait de définir où elle se trouvait. Je la vis soudain rougir, puis se concentrer sur sa fiche -certainement la même que celle que j'avais trouvé avec mon pouvoir et les paliers. Cependant, cela me perturbe un peu, je détourne le regard. Je dois bien avouer qu'elle est mignonne, surtout quand elle rougit. Cela me met d'autant plus mal à l'aise.

Willmore : C'est surréaliste. Comment est-ce que je peux vérifier ce qui est marqué là-dessus ?

Cette question me fait rire. Décidément, elle est tout de même bien étrange. Elle débarque de quel monde, au juste? J'aimerais bien le lui demander, mais j'ai pas envie de me mettre quelqu'un à dos.

Willmore : De quoi es-tu sensé être le dieu ? On ne m'a pas expliqué comment cela marche. C'est quoi ce jeu où on n'explique aucune règle ! Il n'y a pas de manuel pour apprenti dieu ? Et comment je vais vérifier ça, je suis sensée me faire noyer par quelqu'un pour me dire, merde, j'ai mal lu ?

Je reste presque bouche bée. Ah ouai, c'est vraiment une no life! Enfin je crois. Je garde le sourire, non pas parce que je m'en sens forcé, mais tout simplement parce qu'elle me donne envie de sourire, vas savoir pourquoi...

Maodan : Je sais pas trop de quelle époque, de quel pays, ni de quelle planète tu viens, m'en tout cas, ici ce n'est pas le paradis, et crois moi, j'en suis fort contrarié. De ce qui est de vérifier ton pouvoir, je ne peux y répondre, vu que je ne sais même pas comment je peux vérifier ce qui est écrit sur cette fiche au sujet des miens!.. Apres, t'as qu'a essayer de te mettre dans une baignoire, et rester sous l'eau, mais bon, pour trouver une baignoire, je sais pas où tu peux aller chercher. Et...

Je me mets à rougir en m’apprêtant à annoncer quel dieu je suis censé être, et je détourne le regard.

Maodan : ... Je suis censé être le dieu de l'amour et de la puissance créatrice. Mais je ne vois pas comment je pourrais vraiment l'être, étant donné mon... passé. Mais ça, j'éviterais de prendre la tête des gens avec cela.

Je me sens encore plus mal à l'aise. Je crois que ce coup-ci, j'en ai la preuve : je ne suis vraiment pas fais pour les relations sociales. Je me sens con. Comme d'hab on me dira. Mais j'y peux rien, j'suis vraiment trop maladroit avec les gens. Et après, c'est mes émotions qui tiennent pas pour des raisons quelconques... C'est comme si le gamin craintif, peureux, que j'étais il y a quelques années n'avait pas disparu, et qu'il reprenait le dessus, au lieu de me laisser être un jeune homme épanoui, qui sait se faire des amis. Mais non. Non. J'en suis incapable, et ça m’énerves. Et, là, j'espère juste ne pas tirer une tête bizarre parce que je ne veux pas l'effrayer et/ou la faire fuir, cela me contrarierais beaucoup...
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Jeu 15 Nov 2012 - 23:11
En le voyant rire à sa question, elle haussa un sourcil. Elle avait l'habitude de penser à voix haute, parfois même elle avait des conversations entières avec son père sur ce modèle-là, de réflexion en réflexion. Mais c'était vrai que, quand elle le faisait devant d'autres personnes, elles trouvaient ça souvent très drôle. Elle ne comprenait pas pourquoi, ses questions étaient parfaitement logiques et justifiées, ce n'était pas comme si elle s'était exclamé tout haut à quel point elle trouvait Maodan beau. Enfin.

Elle sentit un léger flottement, signe qu'il avait du mal à la suivre. Cela ne l'étonna même pas, ça arrivait souvent. Pas parce qu'elle était particulièrement intelligente non, c'était même le contraire, elle préférait parler avec ses poings qu'avec sa langue. Mais parce qu'elle était tant dans son petit monde que peu de gens parvenaient à la suivre. A vrai dire, la seule personne avec qui elle arrivait à avoir une conversation qui ait du sens était son père. Et Il Re. Mais lui, c'était un cas à part. Quand il ne la titillait pas ou ne lui demandait pas carrément de l'épouser, il la harcelait de questions indiscrètes jusqu'à ce qu'elle s'énerve et lui tape dessus. De vrais penchants masochistes.

Lorsqu'il lui parla de planète, elle esquissa un sourire. Elle n'avait même pas pensé qu'on pouvait venir d'un autre endroit que la terre. Pourtant son esprit addict aux jeux vidéo aurait dû envisager cette alternative. Une baignoire, donc se mettre la tête sous l'eau. Bien sûr qu'elle y avait pensé, mais elle savait que son corps avait des réflexes améliorés, et qu'il ne laisserait sans doute pas l'agression de l'eau dans les narines passer inaperçue. Elle ne pouvait pas tester son étanchéité. Pas toute seule en tous cas.

Maodan : .. Je suis censé être le dieu de l'amour et de la puissance créatrice. Mais je ne vois pas comment je pourrais vraiment l'être, étant donné mon... passé. Mais ça, j'éviterais de prendre la tête des gens avec cela.

Dieu de la puissance... créatrice.

Willmore darda de son regard d'analyste le corps de Maodan. Oui, il était indéniablement beau. Mais à son corps d'adonis elle ne pouvait associer aucun adjectif qui ressemblait à "puissant" ou "créateur" sinon sur la couverture d'un magazine de Chipendales. Cette pensée la fit sourire méchamment, et elle se mordit la langue.

Puissance créatrice.

Elle explosa littéralement de rire. Un rire joyeux, moqueur, et profondément sincère. Comme si cela lui permettait de gagner un peu de contenance, elle se cacha derrière sa main.

Willmore : Désolée. Oh vraiment pardon, je ne me moque pas de toi hein. C'est juste que...

De sa petite voix aiguë elle lâcha un "puissance créatrice" étranglé qui se termina en un long fou rire. Bouche grande ouverte, elle se tint les côtes de douleur un instant, et toussa avant d'essuyer des larmes de joie qui avaient perlé au coin de ses yeux en amande. Elle respira lentement, une fois. Deux fois. Bien. Elle était parfaitement calme.

Willmore : Je.. pardon. Je viens d'Amérique. Des Etats-Unis d'Amérique. Je suis née en 2023 dans le Minesota.

Elle lissa sa jupe. Ou plutôt celle de son avatar. Il était très étrange pour elle d'être morte et ressucitée dans la peau de son personnage de jeu. Elle y voyait une certaine logique, après tout son esprit avait quitté son corps dans cette tenue. Heureusement pour elle, elle n'avait pas ses oreilles d'elfe à ce moment-là. Elle se serait sentie sans doute très bête, à devoir expliquer qu'elles étaient postiches, et que non elle ne venait pas d'un autre monde, ou d'une époque antique - si les elfes avaient jamais existés.

Elle se racla la gorge.

Willmore : Je suis la déesse de l'évolution. J'espère que ce n'est pas un mauvais jeu de mot avec mon nom de famille. Darwin.

Elle ramena ses cheveux en arrière et les accrocha en une masse informe. Calmement, elle avisa les environs. Il devait y avoir dans ce temple un bénitier ou quelque chose du genre. Ah.

Juste devant elle, une sorte de vasque rituelle se tenait. Un grand chapeau chinois renversé, en métal, et rempli d'une vingtaine de centimètres d'eau. C'était juste suffisant pour qu'elle y plonge la tête en entier.

Willmore : Si tu veux me rendre service, Maodan, j'aimerais vérifier une théorie.

Elle lui offrit un signe de tête en direction du bénitier et fit quelques pas, lui tournant le dos, mains sur les hanches. Un instant elle pensa qu'elle pouvait être en train de faire une grosse bêtise. Celui d'après qu'elle était morte, dans une école de dieux, et que donc à peu près n'importe quoi partant de ce principe pouvait arriver.

Willmore : Si mon corps est plongé dans l'eau trop longtemps je vais avoir un réflexe de survie, je veux tester ce qui est écris sur ce papier, mais il faut qu'on me maintienne la tête... sous l'eau.

Elle lui offrit un regard par dessus son épaule et se tourna pour lui adresser un sourire bienveillant. Un de ces sourires qui ne souffrait aucun refus. Après tout, Willmore était connue pour ne jamais se prendre aucune porte close. Et sur ce coup-là, elle était même prête à négocier ferme.

Willmore : Il faudrait que tu forces mon corps à rester en place... disons le double du temps qu'il faut pour une noyade, j'ai un très long souffle. Tu pourrais faire ça, pour moi ?

C'était risqué. Mais elle était sûre d'elle.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Ven 16 Nov 2012 - 23:45

Je la vois exploser de rire. Je ne comprends pas vraiment pourquoi, je ne vois pas ce que j'ai dis de si drôle... Si ce n'est de quoi je suis le dieu.
Ah... Je crois que j'ai compris. Elle se fou de ma gueule et de la partie "puissance créatrice". Je fais la moue. F'chier. J'en étais sur que ce rôle allait me pourrir la vie.

Willmore : Désolée. Oh vraiment pardon, je ne me moque pas de toi hein. C'est juste que...

*Ouai ouai. C'est pas l'impression que tu donnes.* Bon ok, je pense peut être un peu trop fort, j'ai un peu peur qu'on puisse lire sur mon visage. F'chier. En plus, elle re-explose de rire. Nice. Je me sens ultra à l'aise now. J'adore. Je détourne le regard. Mignonne, ok, mais vexante. Légèrement. Je crois.

Willmore : Je.. pardon. Je viens d'Amérique. Des Etats-Unis d'Amérique. Je suis née en 2023 dans le Minnesota.

Ok, changeons de sujet, ça me convient aussi. Donc elle vient d’Amérique, Minnesota, an...2023?! Je ne pensais pas que cette époque puisse déjà exister, et que je puisse un jour rencontrer quelqu'un ayant vécu en cette année. Dire que moi je me suis arrêté en 2012. Je soupire. Je la vois lisser sa jupe, je suis ses mouvements des yeux, qui dérapent sur ses jambes. Je rougis. Quel piètre homme -non pardon, apprenti dieu- je fais. Je détourne une fois encore le regard, les joues pourpres. J'ai... honte? Je crois que c'est le terme. J'espère qu'elle n'a rien remarqué.
Elle semble plonger dans ses pensées. Qu'est ce qui peut donc autant l'attirer dans ses songes? Je me tais, j'attends qu'elle reprenne la parole. Elle me dit alors qu'elle est censé être la déesse de l'évolution, et parle d'un vieux jeux de mot avec "Darwin". Mon cerveau ne fait qu'un tour et se grave alors dans ma tête les mots "Théorie de l'évolution". Ai-je vu cela en cours? Je ne saurais le dire. J'ai tellement peu suivis... Mais le fait est que je sais à peu près de quoi ça parle, au sujet de la sélection naturelle. Darwin avançait comme théorie que toutes les espèces vivantes aujourd’hui sont issues d’une seule et même forme de vie à travers un processus de « branchement » (comme un arbre généalogique) appelé « Spéciation ». Il se produit alors une évolution. Cette évolution est très lente et requiert plusieurs milliers, voire millions d’années. C’est ce que Darwin appelle la « sélection naturelle », mécanisme principal de l’évolution des espèces (sélection de survie et sélection sexuelle). Voila à peu près les grandes lignes.
Je comprends alors, ça me fait rapidement sourire.

Maodan : Baaah... vas savoir.

Je parles sans vraiment le vouloir, tant pis.

Willmore : Si tu veux me rendre service, Maodan, j'aimerais vérifier une théorie.

Je la regarde intrigué. Qu'est ce qu'elle peut bien vouloir comme service de ma part? Et qui a dit que je voulais lui rendre service? Je n'aime pas vraiment cela mais je la laisse exprimer son idée.

Willmore : Si mon corps est plongé dans l'eau trop longtemps je vais avoir un réflexe de survie, je veux tester ce qui est écris sur ce papier, mais il faut qu'on me maintienne la tête... sous l'eau.

Euh... ouai et?

Willmore : Il faudrait que tu forces mon corps à rester en place... disons le double du temps qu'il faut pour une noyade, j'ai un très long souffle. Tu pourrais faire ça, pour moi ?

Je reste bouche bée. Pardon? Noyer intentionnellement quelqu'un ? Et une jolie jeune fille d'autant plus? Et puis quoi encore?!
Je me mets à paniquer. Elle est suicidaire ou quoi?!
Je me sens bizarre. C'est comme si une petite voix dans ma tête me chuchoter quelque chose.
"Laisse moi le faire, tu n'auras pas à t'en vouloir..."
Elle me susurre ces paroles à l'oreille, d'une douce et perfide. J'ai l'impression que l'on me parle en fourchelangue -mon dieu, j'ai trop regardé et lu Harry Potter- tant ce ton est... tel un serpent qui parlerait! C'est étrange!
Je sens mon corps trembler, la voix continue de parler, encore et encore, cherchant à me convaincre.
Soudain, je me trouve comme projeté hors de mon corps, comme si celui ci ne m'appartiens plus. C'est un autre qui me possède. "Tout va bien se passer" me dit il mentalement.

Maodan(²) : Hmm... il n'était pas entièrement chaud pour cela, mais finalement, il va le faire. Il va te rendre service.

"Il" parle à ma place! Alors... c'était ça, les trous de mémoire que j'avais lorsque j'étais humain sur terre? C'était lui qui prenait possession de mon corps pour faire les choses que je refusais de faire? C'est lui qui prend le relais et qui fait ce que je refuse de faire?... Merde.

Maodan(²) : Bref, je suis prêt. Quand tu veux.

Mon regard se fait plus dur, plus perçant. Cela me fait bizarre. J'ai l'impression d'être un psychopathe avec une telle expression. Pourvus qu'elle ne fuit pas...
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Jeu 22 Nov 2012 - 9:24
Willmore sentit très nettement la gêne de Maodan face à son rire et afficha une mine mal à l'aise. Heureusement qu'il n'était pas fâché, pour le coup elle aurait bien voulu un trou de souris pour s'y cacher. La jeune fille était de cette branche rare d'individus qui estiment que la franchise écrasante vaut mieux qu'une hypocrisie polie. Oh, cela avait porté ses fruits lorsque personne n'osait lever la voix pour contester une de ses décisions. Mais elle venait à peine de débarquer dans l'outre-monde et déjà elle s'affichait comme hyène de service. En matière de première impression on avait déjà vu mieux.

La réaction d'abord sceptique de Maodan face à sa demande lui fit un pincement au coeur. Elle redouta qu'il lui refuse ce service. D'autant qu'elle avait le don pour faire trainer ses questions et demandes en tous genres sur plusieurs minutes, ce qui agaçait jadis prodigieusement son père. Elle devait apprendre à aller droit au but. mais dans ce genre de situation c'était un peu compliqué de dire : "Salut, je ne te connais que depuis cinq secondes, ça te dirait de me noyer ?"

Enfin. Au vu de la réaction du jeune homme - une bouche grande ouverte et un regard qui aurait fait pleurer de honte une petite fille - c'était exactement ce qu'elle venait de faire. Il était, clairement, et franchement étonné. D'un autre côté, elle aurait bien pu lui demander de la pendre ou de lui arracher le coeur, à ce compte-là. Sauf que là, elle serait sans doute morte une seconde fois. C'était stupide comme mort. Alors que la noyade, bon, au pire, elle mourrait. Mais avec un papier qui disait qu'elle n'était pas sensée mourir. C'était différent.

Maodan s'immobilisa, et sembla se réanimer quelques instants plus tard, et la regarda avec un air... étrange.

Maodan ?: Hmm... il n'était pas entièrement chaud pour cela, mais finalement, il va le faire. Il va te rendre service.

Il ? Qui ça il ? Comment ça il ? Est-ce que Maodan parlait de lui à la troisième personne ? Elle l'aurait quand même remarqué. Elle faisait suffisamment attention aux bizarreries d'autrui pour noter ce genre de fait décalé. Son comportement était étrange, comme plus... sauvage ? Un peu moins gentil garçon, en fait. Elle eut un moment de flottement, un moment de doute, et recula instinctivement, l'animal évolué sentant une menace pour sa survie et la pérennité de son espèce.

Maodan : Bref, je suis prêt. Quand tu veux.

Ok. Maintenant il avait carrément la tête de la perfidie incarnée. Ses traits harmonieux ne lui semblaient plus aussi agréable qu'auparavant, et son regard attentionné la brûlait, lui retournait la cervelle. Elle se sentait vulnérable face à cet homme qui d'un coup n'était plus aussi rassurant. Elle sentit son poil se hérisser, et se tendit comme un arc, mettant la main à son fourreau. Ses petits doigts se refermèrent autour de la poignée de son arme, et elle déglutit, laissant de longues secondes passer.

Finalement, elle se détendit.

Légèrement gênée, elle n'adressa pas un mot à Maodan, fuyant son regard comme un danger absolu. Ses mains saisirent la vasque sur les côtés. Elle jeta un léger regard en coin à l'homme qui était peut-être sur le point de la tuer une seconde fois et prit une longue inspiration. Calmement. Comme si elle s’apprêtait à faire un test pneumonique.

Willmore : C'est parti.

Sa tête plongea dans l'eau, doucement. Elle la glaça cependant jusqu'aux os. Notre jeune rousse ouvrit grand les yeux pour voir le fond métallique, légèrement cuivré, la narguer. Son nez et sa bouche étaient presque collés au fond de la vasque. Elle souffla calmement, comme pour se lancer un défi. Puis, lorsqu'au bout de longues secondes, presque une minute trente, tout son air fut épuisé, elle ferma les yeux, sentant le sang battre à ses oreilles et ralentir, ralentir.

Son corps eut un sursaut de survie, elle se força à rester au fond.

Combien de temps tiendrait-elle ?

Willmore : Pas très longtemps

Une pensée qui l'affola. Elle commença à se débattre, lâchant une longue goulée d'air. Elle tressauta, cherchant de l'air, cherchant à sortir de l'eau.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Ven 30 Nov 2012 - 23:09

"Je suis puissant... si puissant... et tu es faible... si faible...
Tu me fais honte... Laisse moi prendre le dessus...
Pour toujours"
Sa voix résonne dans ma tête, j'en ai mal au crane. Je reprends peu à peu conscience.
Dans ma main, se trouve la tête de Willmore, que je tiens fermement plongée dans le bénitier... Si ma mère me voyait, elle aurait honte de moi, de souiller ainsi de l'eau sacrée...
Et moi même, j'ai honte de moi...
Je me dégoûte d'agir ainsi, et pourtant... je me sens tellement...
"Puissant... tu te sens puissant. Tu vois, tu pourrais te sentir ainsi pour toujours, si tu me laissais prendre le controle..."

Maodan : LA FERME!

J'ai hurlé. J'ai crié comme une fillette. Des larmes me montent aux yeux, c'est étrange comme sensation. J'ai l'impression d'avoir un alien dans le corps... Je me reconcentre comme possible sur ma main qui tient fermement la tête de Willmore sous l'eau. Des bulles d'air remontent à la surface. Elle doit surement commencer à suffoquer. Merde. J'dois faire quelque chose...
J'essaie en vain de lâcher prise, mais mon corps refuse de m’obéir...
Mon coeur s'emballe. Je vais vraiment finir par la tuer -cela ne serait pas une première pour elle...- si je continue ainsi.
"Cela ne sert à rien de lutter, jeune fou... Je fais partie intégrale de toi, je suis ta part d'ombre, ta part de ténèbres, elle que tu as toujours cherché a refouler, en vain... Je suis ta haine, ta tristesse, ta colère. Je suis ta rancune, ta honte. Je suis celui qui fait les taches qui te semblent trop sales. Je suis également celui qui te protège de ceux qui insultent maman, ceux qui te frappent, ceux qui t'insultent.. Je suis toi sans être toi. Je suis Nous. Et tu ne te débarasseras pas aussi facilement de moi, jeune Maodan."
Qu'il se taise, qu'il arrete de parler dans ma tête! J'ai l'impression qu'elle va exploser...
Au prix de nombreux efforts, je réussis finalement à lui faire fermer son clapet. La voix cesse de me fracasser le crane. Et je réussis enfin à reprendre peu à peu le controle de mon corps. Cependant, Willmore semble etre en mauvaise position. Pourvus que cela ne soit pas trop tard, sinon je risque de ne jamais m'en remettre...
Je lache enfin sa tete, et m'ecarte prestement du bénitier.
J'attends. J'attends de voir un mouvement, un geste de sa part, qui pourrait m'indiquer que je n'ai pas mis un terme à sa courte vie apres la mort...
Je suis trempé, mais je m'en fou totalement.

Maodan : Willmore? Tu es... toujours parmis nous? Je t'en pris, réponds!

Je m'approche de nouveau d'elle, la sort de l'eau. Réponds, je t'en pris...
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Sam 1 Déc 2012 - 10:28

Son corps lui hurlait de sortir de l'eau, mais elle sentait que si elle lui obéissait, elle perdrait le peu de courage qu'il lui restait. Décidée à aller jusqu'au bout de son expérience, elle força son esprit à se recentrer sur ses sensations, et pas sur la peur qui le paralysait totalement. Ses nerfs étaient à vif, une deuxième mort en si peu de temps faisait battre son coeur à une vitesse phénoménale. Elle avait besoin de se concentrer.

Ce qu'elle sentait, c'était la main chaude de Maodan sur sa nuque, et le froid de l'eau sur son visage. Ses mains, crispées sur le rebord du bénitier, étaient à moitié gelées, et elles auraient les marques du rebord pendant longtemps. Ses poumons lui hurlaient qu'ils avaient besoin d'air, immédiatement. Mais son coeur qui battait à cent à l'heure n'avait plus d'oxygène à transporter. Un cri traversa l'eau. Un cri qui finit dans les aigus. Un cri masculin, malgré tout. Elle marqua un temps d'hésitation, et se força à ne pas bouger.

Puis. Elle s'aperçut qu'elle avait cessé de respirer. Et cette information la planta comme un poignard. Elle sentit ses sens revenir doucement à la normale, l'engourdissement disparaître, et une sensation de coupure, vive, brûlante, sur le côté de son visage. En tremblant légèrement, elle ramena une de ses mains à son cou, et rencontra quelque chose de fin. Un voile visqueux, qui frémissait au rythme de ses battements de coeur.

Willmore : DES BRANCHIES ?

Elle sentit la prise de Maodan se relâcher, mais resta dans l'eau un moment encore, hallucinant réellement. Les yeux grand ouverts, elle enfonça un peu plus la tête, et souffla des bulles d'air. Des Branchies. Comme les poissons, elle avait vraiment des branchies ! Elle agita la tête à gauche, puis à droite, prenant conscience de ce que cela signifiait pour elle. Oh oui. Sur Fantasy Life elle était déjà allée sous l'eau. Mais les règles de physique élémentaires s'appliquaient, alors elle y était allée dans un gros sous marin. Pas toute seule, avec ses petites branchies. Cela lui offrait des possibilités énormes. La Terre était recouverte à 70% par l'eau et les océans. Elle venait d'ouvrir la porte d'un nouveau monde.

Maodan : Willmore? Tu es... toujours parmis nous? Je t'en prie, réponds!

Elle sentit son corps sortir de l'eau brusquement, et sa tête lui tourna. Un poisson hors de son bocal. Ses branchies tentèrent de capter de l'eau. Une fois. Deux fois. Mais rien ne se passa, elles n'avaient plus rien à filtrer. Une brûlure violente la cambra en arrière, elle heurta Maodan et serra ses mains autour de ses vêtements pour ne pas tomber. Le voile visqueux rentra doucement dans son cou, alors que ses poumons prenaient le relais. Elle poussa un cri qui venait du fond du coeur, et se mit à tousser de l'eau, expulser tout ce qu'elle avait fait entrer dans ses pauvres bronches. Ses mains étaient serrées comme un dernier espoir. Maodan était sa bouée de sauvetage, elle ne le lâcherait pas avant d'avoir la tête claire.

Elle était gelée de la tête aux pieds. L'eau avait glissé derrière son plastron et était venu mouiller sa jupe. Sa chevelure n'était plus qu'une masse informe, rousse. Sa tresse pendait tristement à l'arrière de son crâne. Et de ce qu'elle en voyait, Maodan était globalement dans le même état. Elle trébucha à demi en tentant de se remettre sur pieds. Elle avait la sensation que si elle se laissait tomber par terre, elle ne se relèverait pas, et dormirait pendant longtemps.

Elle cligna des yeux, une fois, deux fois.

Willmore : C'était... c'était génial.

Sa voix était rauque, fatiguée, rocailleuse même. Elle semblait venir du plus profond de sa gorge. Son regard noisette, vif malgré le choc, se planta sur l'apprenti dieu de l'amour. Elle avait le rose au joues, et était sincèrement contente de ce qu'il venait de se passer.

Willmore : Je peux... vraiment. Respirer. Sous l'eau.

Son ton était celui d'un enfant qui venait de rencontrer le père Noël. Elle se redressa tant bien que mal sur ses jambes, restant solidement ancrée aux prises qu'elle avait sur le jeune homme. Elle n'en revenait pas. Elle avait des branchies. Comme les poissons. Comme les aliens. Comme les sirènes. Elle était capable de respirer sous l'eau. Donc d'y rester longtemps. Est-ce que cela voulait dire qu'elle pouvait aussi ne plus avoir la peau flétrie ? Les yeux qui piquent à cause du sel ?

Willmore : Ça veut dire que tout ça c'est vrai. Que je suis vraiment morte. Et apprentie déesse. Ça fait beaucoup d'informations pour ma petite tête.

Malgré la présence de Maodan dans cette affaire, elle était entièrement tournée vers elle-même, et avait du mal à trouver les bons mots. Elle redressa le visage en direction du garçon, bien plus petite que lui, et eut un rire candide... avant de s'apercevoir qu'il avait l'air mal en point. Inquiet n'était pas le mot. Il avait l'air d'un coupable de crime grave, et involontaire. Comme quelqu'un tuant sans le faire exprès. Ou faisant une blague qui tourne mal. Willmore avait beau ne pas être une experte des relations humaines, elle savait reconnaître de la culpabilité sur un visage quand elle en voyait.

Willmore : Est-ce que ça va, Maodan ?
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Sam 1 Déc 2012 - 22:07

Alors que je tire Willmore hors de l'eau, elle semble "différente". Elle suffoque, avant de finalement reprendre son souffle, et de... s'agripper à moi?! Et elle tiens bien sa prise, en plus. Je sens mes joues s'empourprer un peu. Elle est trempée, ses cheveux tombent en vrac sur ses épaules, la tresse qu'elle porte au derrière de sa tête est en piteux état, mais il faut bien avouer que même ainsi, elle est tout à fait charmante... Je ne la quitte pas des yeux, j’espère qu'elle va bien, que je ne lui ai pas fais de mal. Je me retiens de la serrer dans mes bras, je me suis quand même inquiété. C'est étrange tout de même, car je ne la connais depuis moins d'une heure, et pourtant, je me sens ô combien coupable d'avoir attenté à sa vie.

Elle se met à parler de branchies. Cela me fait sourire. Ainsi donc, son pouvoir, c'est de s'adapter à ce qui l'entoure... Et si elle vient à être noyée, des branchies apparaissent et la sauve... Ainsi donc, je n'aurais pas pu la tuer... Je soupire, soulagé... Cet "autre moi" n'aurait pas pu lui faire de mal... D'ailleurs, celui ci a, comme qui dirait, disparut... Il ne se manifeste plus, ne me parle plus, ne me fait plus souffrir. C'est un soulagement. Mais une boule se creuse dans mon ventre. S'il a su me forcer à faire ceci -noyer Willmore- que pourrait il bien faire plus tard...? S'il est aussi imprévisible, comment pourrais-je lutter contre lui...

Elle continue son monologue, sans me lâcher... Elle parle de sa fiche, des pouvoirs qui sont décris dessus, et qui devraient apparement être vrais -ce qui signifie que les miens aussi... Ce sera quelque chose que je devrais vérifier plus tard, d'ailleurs...-. Elle semble cependant quelque peu "enthousiaste", en tout cas, c'est l'impression qu'elle me donne. Etre morte, puis réssuscité pour devenir une apprentie déesse... cette idée semble bien lui plaire, de ce que j'en perçois. Ceci dit, je n'ai jamais été très doué pour comprendre les pensées des autres, ce qu'ils ressentent etc...

Je ne cherche toujours pas à la faire se détacher de moi, je n'ose même plus faire un seul geste envers elle. Je crois que j'ai eu ma dose de culpabilité pour aujourd'hui. J'ai eu ma dose de honte pour les décennies à venir, aussi. Je n'aime, certes, pas les gens, cependant je me refuse à leur faire du mal. Et Willmore n'échappe pas à la règle. J'avoue tout de même que je m'en veux plus d'avoir attenté à sa vie plutôt que d'avoir tabassé et laissé pour mort ces mecs, sur terre...

Peut être est-ce à cause du contexte. Peut être est-ce autre chose, je l'ignore. En tout cas, elle est vraiment différente des autre filles que j'ai fréquenté dans ma vie. Elle semble sincèrement venir d'un autre monde -je veux dire, je sais qu'elle appartient à une autre époque, mais... elle semble comme sortie d'un jeu vidéo, ou d'un rêve qui sait.
Je continue de l'observer, je remarque que l'eau est passée sous son plastron et qu'elle a trempé ses vêtements...
Elle se met à me fixer de ses grands yeux ambrés, me demande si je vais bien. Ma raison se brouille, le "mâle" en moi se réveille.
Je pose doucement une main sur sa nuque avant d'approcher lentement mon visage du sien, et de coller mes lèvres sur les siennes. Le contact me fait frissonner, j'ai presque l'impression que c'est différent d'avant ma mort. Est-ce du à cela -ma mort- si ça me parait... mieux?

C'est comme si revivre, avoir le droit à une nouvelle vie, m'offrait de nouvelles sensations. Comme si mes sens, eux aussi, avaient ressuscités et qu'a présent, je pouvais en profiter pleinement. Ses lèvres me semblent douces, elle me semble si fragile sous mes doigts...

Au bout de longues minutes je lâche mon étreinte. Je me sens stupide.

Maodan : Euh... ouai, ça va... a peu près. Désolé.

Je bafouille. Comment va t-elle réagir..? D'abord je la noie, puis ensuite, je l'embrasse, sans préavis. Je ne sais même si elle ... Aie aie aie...

Je m'attends au pire. Frappes moi, engueules moi...

Je crois que je préférerais ça au silence...

Je suis un goujat.

Je rougis de honte, me tape le front d'une main. Quel con je fais...
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Sam 1 Déc 2012 - 23:22

Lorsque Willmore termina de poser sa question, elle nota un changement de réaction chez Maodan. Le côté coupable de sa personnalité semblait s'être soudainement évaporé, et son regard lui indiqua qu'il s'apprêtait à faire quelque chose de... bizarre. Se sentant un peu plus stable sur ses deux jambes, elle relâcha sa prise autour de lui et s'encra sur ses deux pieds .

Mais Maodan eut un geste qui la décontenança, et lui fit lever les yeux. Sa main se plaqua contre sa nuque, ses doigts chauds lui tirant un frisson d'hésitation. Elle sentit son estomac descendre dans ses talons, alors que son beau visage se rapprochait d'elle. Son cerveau trop plein d'informations contradictoires se brouilla. Elle fixa son nez fin, son menton de divinité grecque, la courbe de ses yeux d'acier. Et puis, alors qu'elle comprenait pourquoi son regard se rapprochait tant, elle cessa de réfléchir.

Le contact de ses lèvres la surprit. Elle resta immobile un long moment, la tête levée dans sa direction, comme paralysée. Elle ne savait pas comment réagir, pas comment se comporter face à une telle démonstration de... de quoi en fait ? Est-ce que le rouge qui lui montait aux joues, ses sens qui s'endormaient doucement, la chaleur qui lui envahissant le visage était une réaction... normale ? C'était agréable. Et désagréable. Elle appréciait le contact, mais à l’intérieur, c'était le chaos total. Elle cligna des yeux.

Une fois. Deux fois.

Puis elle se retira, les lèvres gonflées, bavant légèrement. Juste assez pour témoigner de ce qu'il venait de se passer. Comme la marque de ce qu'avait réussi à faire Maodan. L'embrasser, elle. Sans sa permission.

Sa main lui semblait maintenant trop chaude, et bien trop appuyée.

Maodan : Euh... ouais, ça va... à peu près. Désolé.

Cette simple phrase la fit revenir à la réalité, doucement. Son cerveau se lança d'un seul coup, comme l'unité centrale d'un ordinateur faisant un redémarrage forcé. Son regard se vrilla sur celui du dieu de l'amour. Son regard gris, si charmant, et qui pourtant lui faisait monter le rouge aux jours. Une bouffée de colère s'empara d'elle, violente, intense, et diffuse. Non parce que le baiser avait été désagréable. Non parce que c'était lui - une fille se serait vendue corps et âme pour l'avoir, elle en était certaine.

Mais parce que c'était le premier baiser qu'elle échangeait - non, qu'elle RECEVAIT - avec quelqu'un. Et qu'elle ne l'avait pas vu venir. Et qu'elle ne l'avait pas demandé. Et qu'il la faisait rougir, se sentir mal. Elle avait envie de s'enfuir, s'enterrer dans un trou et n'en ressortir qu'une fois vieille et ridée, en hurlant que "LE SEXE TUE". Mais elle était là face à lui, et elle ne pouvait que lui faire face, en sortant les griffes.

Willmore : Désolé ?

Sa voix n'était qu'un murmure. Elle se détacha lentement de lui et lui tourna le dos, respirant très fort pour se calmer. Son souffle était saccadé, comme meurtri par toute la colère qu'elle ressentait. Ses points serrés, la tête rouge de honte et de colère, elle se laissa totalement submerger par les flux de furreur. Elle avait chaud. Beaucoup trop chaud pour être dans son état normal. Est-ce que ses baisers étaient empoisonnés ? Elle venait de poser ses lèvres contre celle du dieu de l'amour.

Willmore : Je ne sais pas si c'est mes branchies qui ont activé ton mode de procréateur Maodan. Mais. Juste... pourquoi ?

Les sourcils froncés, elle était franchement furieuse. Maîtrisant sa colère comme elle le pouvait, elle se tourna dans sa direction. Et le dévisagea du haut de son mètre soixante. Hargneuse.

Willmore : Tu penses que tu as un visage et une carrure suffisamment esthétiques pour te permettre d'embrasser quiconque te tente à la première envie, peut-être ?

Elle se rapprocha un peu, le fusillant du regard. Si elle avait pu le blesser de ses yeux, elle l'aurait fait. Ses mains saisirent les pans de sa chemise, alors que son visage était à quelques centimètres du sien. Cela aurait pu les rapprocher une seconde fois, mais elle transpirait la colère. Pour camoufler la honte, elle se terrait sous une carapace intrépide. Elle était en position de faiblesse, et elle détestait ça. Se faire voler son premier baiser par le dieu de l'amour. Elle aurait vraiment tout fait.

Willmore : Désolé n'est pas le mot adapté pour rendre un premier baiser, Maodan.

Elle ponctua sa phrase parce qu'elle connaissait le mieux : un coup. Son genou partit comme une flèche droit devant elle. Et elle vint cueillir le dieu de la procréation dans les bijoux de famille. Elle savait que cela faisait terriblement mal, et vu la force qu'elle venait d'y mettre, il allait sans doute se tordre de douleur. Sans lui laisser le temps de réagir, elle lança son poing à la rencontre de sa joue, pivota, et d'un jeu de jambe parfaitement maîtrisé le fit tomber au sol. Sa santé semblait être remontée tout à coup, comme boostée par la colère. Elle se jeta à califourchon sur le côté de son corps, et dégaina son arme pour lui placer la lame à quelques millimètres de la pomme d'Adam, aussi sérieuse que la Mort en personne.

Willmore : Alors demande-moi pardon comme il se doit.

En cet instant, le fait qu'elle n'avait sans doute pas autant de force que dans Fantasy Life ne lui effleura même pas l'esprit. La colère irradiait de tout son corps. Elle était en colère contre lui oui. Mais aussi et surtout contre elle-même. Parce qu'elle aurait bien continué. Parce qu'elle n'était pas assez au courant de ce qu'il se passait entre deux corps pour savoir si c'était bien ou mal. Parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle avait été troublée à ce point. Parce qu'elle avait perdu la totalité de ses moyens. Parce qu'elle avait le rouge aux joues en se souvenant de son père, lui disant combien il était dangereux de se laisser embarquer par le sexe opposé. A cette pensée, elle se pencha en avant. Après tout même si elle dégoulinait d'eau, elle avait toujours l'avantage, et la prise ferme sur ses poignets d'une main lui assurait une certaine passivité de sa part.

Willmore : Ou alors, tu peux me demander la permission de recommencer. Qui sait. Je suis peut-être d'humeur à jouer ?

En réalité, elle n'en savait rien. La Willmore raisonnable hurlait non. La Willmore curieuse hurlait encore. Et elle, elle se contentait de porter le masque du bourreau. Dans toute sa splendeur.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Dim 2 Déc 2012 - 0:54

Si un regard avait pu tuer quelqu'un, je crois que Willmore m'aurait assassiné sur place. Ce regard -ô combien glacial- qu'elle vient de me lancer voulait tout dire.

Elle me dit, d'un ton qui doit se vouloir calme et détaché, que je lui ai volé son premier baiser, me demande "pourquoi". Pourquoi, ok, mais pourquoi quoi? Ça me donne presque envie de rire. Mais je me retiens. Cette situation est hilarante je trouve... J'avoue. Pourquoi. Pourquoi l'ai-je embrassé? Moi même je n'ai pas de raison... Est-ce parce que je l'ai trouvé charmante en cet instant ? Est ce parce que mes hormones me jouent des tours ? Si c'est le cas, il va me falloir investir dans une ceinture de chasteté pour éviter de sauter sur toutes les demoiselles du campus... Je ne suis pas ce genre de mec. Je ne veux pas être ce genre de mec. Alors pourquoi. Qu'est ce qui m'a prit ?

Mais comme un simple regard ne suffit pas, elle me fait comprendre sa rage autrement.
Tout se passe très vite. Je me retrouve a présent plié en deux, une douleur fulgurante m'ayant saisie à l'entre jambe, suivit par son poing qui s'abat sur ma joue, et enfin me voila au sol sans même m'en rendre compte. Elle est à mes cotés, une lame pointée sur ma gorge. La, d'un coup, ça me donne moins envie de rire. La douleur me broie le bas du corps. Ma joue, je ne la sens plus, apres tout, avec tous les coups que j'ai pris au visage... Je pense que je peux m'estimer heureux de ne pas être défiguré d'ailleurs. Cependant, en ce moment, je me demande qu'elle tête je peux bien avoir... En fait, je crois savoir. Sur le coup, j'ai du avoir cette même expression que celle que j'ai toujours lorsque les mecs des groupies me tombaient dessus. Je dois être neutre.

"Neutre? Laisse moi rire. Tu n'as jamais été neutre lorsque tu te faisais frapper par ces cons. Tu as toujours eu une expression craintive, comme celle que tu avais, enfant, et que papa te tapais dessus. Et la, c'est pareil. Tu as eu cette même expression l'espace d'un instant. On aurait dit une fillette, sur le point de pleurer. Tu m'as fais pitié Maodan, reste plus qu'a savoir si à elle aussi, tu as fais pitié... Tu n'es qu'un faible, qu'un pleurnichard. Tu me dégoutte."

Je ne fais pas gaffe à ce que la voix me dis, même si je me doute qu'elle doit avoir raison. J'ai eu peur lorsqu'elle m'a frappé, j'ai toujours eu peur que l'on me frappe, et cela ne changera pas de si tôt. Cependant, je ne me laisserais pas faire ainsi. Je m'excuserais, a genou s'il le faut, le front collé au sol si elle le désire, mais pas sous la menace d'une arme. Ou alors, je dois la menacer aussi... Mais... Je n'ai plus mon...

Je viens de sentir ce que je n'avais pas sentis jusque la. Il faut croire que j'avais tellement l'habitude de l'avoir sur moi, sur terre, que je ne l'avais pas remarqué jusqu'à présent, au moment ou j'en avais besoin.

D'un geste vif et précis, j'allais le chercher dans ma botte droite, le saisis fermement et le plaça sous le menton de Willmore.

Maodan : Desert Eagle .50AE MKXIX Inox. C'est un peu comme revenir aux sources lorsque je tiens ce pistolet entre mes mains... Pistolet semi auto, fonction par des emprunts de gaz, simple action, canon polygonal de 152mm, calibre : 50AE (Action Express) - c'est à dire une une munition de très gros calibre pour arme de poing -, une longueur de 269mm pour un poids de 1960g et une capacité de 7 coups. Je suis désolée, son canon doit être quelque peu frais à cause du métal, malgré le fait qu'il soit resté au chaud tout ce temps, mais je suis surtout désolé qu'il ai eu à atterrir contre ton si joli cou de cygne... Vas pas croire que je bluff, cette arme, je la connais parfaitement bien, à force d'avoir eu à l'utiliser sur terre... Tu veux que je m'excuse? Je ne demande que cela.

J'ai un ton étrangement froid, qui se veut assuré. Et pourtant, cette scène fait monter l’adrénaline en moi. Je la trouve encore plus jolie quand elle s’énerve, c'est drôle. Je sens que plus tard, si je la recroise, je prendrais un malin plaisir a la titiller juste pour pouvoir avoir le plaisir de voir ces éclairs dans ses yeux... Une vraie tigresse. Mais je suis sérieux lorsque je parle de m'excuser. C'est sincère...

Maodan : Tu veux savoir pourquoi ? Moi même je l'ignore. C'est con, je sais, et je m'en excuse sincèrement.

J'écarte mon canon de sa peau, puis écarte sa lame de ma gorge. Je sens quelque chose de chaud couler sur ma peau. Elle m'a fait une légère entaille... ça c'est pas cool. Je ne peux me redresser, etant donné qu'elle est à califourchon sur moi -et quelle vue j'ai d'ici...- cependant, je peux encore ramener le canon à ma propre tampe.

Maodan : Je suis sincèrement désolé d'avoir laissé mes pulsions parler, je n'aurais pas du, j'aurais du lutter comme je lutte pour énormément de choses. Je veux que tu crois en mes excuses, car elles sont sincères Willmore. Je n'ai jamais voulu te froisser, te blesser, te vexer... Et malheureusement, rien de ce que je puisse dire ne te rendra ce baiser que je t'ai lâchement volé... Cependant, si tu le désire... La sûreté a été retiré, il est chargé. Un seul mot de toi, et pour te prouver ma bonne fois, je me tire une balle dans le crane. J'ai déjà vécu ça une fois, je peux bien le vivre une deuxième.

Je la fixe de mes yeux gris. Je ne sais pas qu'elle expressions ils peuvent bien afficher, et j’espère sincèrement ne pas avoir à le faire - à me suicider...- mais j'en serais capable. C'est vraiment étrange tout de même. J'ai envie de rire...
C'est tellement théâtral... tout moi, ça...

Maodan : Pardonne moi...

J'ajoute cela, une dernière fois, avant de me taire, et d'attendre sa décision...

Ce qui est drôle, c'est que je n'ai même pas songé un instant à lui demander si je pouvais l'embrasser encore une fois, alors qu'il faut bien l'avouer, ses lèvres sur les miennes, c'était ... woah... Mais vu l'état dans laquelle cela l'a mise, et vu ce qu'elle m'a fais subir, je m'en passerais... A elle de venir chercher les prochains baisers, si elle en souhaite!
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Lun 3 Déc 2012 - 14:06

Maodan avait clairement mal à cause de son coup, et cela ravit Willmore au plus haut point. Elle n’était pas du genre sadique, et n’aimait pas faire souffrir les autres pour le plaisir de leur faire du mal. Mais la douleur encrée sur les traits de Maodan sonnait comme une douce vengeance. Un baume apaisant pour son petit égo écorché vif par ses lèvres.
Elle dominait totalement la situation, et cela lui plaisait. Willmore était une femme d’ambition. Une femme de pouvoir. Elle voulait avoir le contrôle de ses gestes, et même de ceux des autres. Alors le sentir fermement au sol sous elle, la lame contre sa pomme d’Adam, prête à trancher, elle sentit une bouffée d’orgueil la gagner. Enfin, sauf que.

Un tube de métal glacé se planta devant ses yeux. Elle sentit sa morsure froide contre son cou, et hésita même à déglutir. Le canon d’une arme à feu, dangereuse distributrice de mort, venait de se poser contre sa peau. L’instinct dur du Bourreau de Fantasy Life l’empêcha de reculer, mais son cœur manqua un battement. Elle eut l’impression de chuter, et resserra légèrement sa prise. Les armes à feu, ce n’était pas jouer. C’était déloyal. Qu’il sorte ses poings et elle pourrait lui casser la gueule en bonne et due forme.

Maodan : Je suis désolée, son canon doit être quelque peu frais à cause du métal, malgré le fait qu'il soit resté au chaud tout ce temps, mais je suis surtout désolé qu'il ait eu à atterrir contre ton si joli cou de cygne... Vas pas croire que je bluff, cette arme, je la connais parfaitement bien, à force d'avoir eu à l'utiliser sur terre... Tu veux que je m'excuse? Je ne demande que cela.

Froid n’était pas le mot adapté. Cette arme représentait tout ce qu’elle avait fui en se réfugiant dans son jeu vidéo. Le corps qui force, les armes blanches, nobles, qui virevoltent. Même les arcs bandés, tirant des salves meurtrières sur un champ de bataille. Tout ça, elle l’aimait. Mais les armes à feu, froides, brutales, et toujours meurtrières, n’étaient pas justes. Il n’était nécessaire d’avoir aucune maîtrise. Aucune force. Aucune expérience. Un demeuré pouvait prendre un fusil, et abattre un autre être humain.

Elle déglutit avec une lenteur extrême, tendue à l’idée de prendre une balle en travers de la gorge. Elle ne l’avait jamais expérimenté mais ça n’avait pas l’air franchement agréable. Elle avait vécu beaucoup de situations dangereuses. Elle avait affronté des dragons, enfermé des goules dans un caveau. Elle avait décimé une colonie entière de trolls des montagnes. Mais jamais, non jamais elle n’avait risqué sa propre peau. Juste celle de son avatar. Là maintenant, après avoir manqué d’être noyée, elle n’avait pas très envie de passer de vie à trépas. Définitivement.

Darwin, le bourreau, n’avait jamais peur. Elle se mura derrière un masque dur, un masque de colère blanche. Son regard ambré toisa Maodan, tandis qu’elle se redressait comme une chasseresse. Elle n’était pas certaine de pouvoir le tuer avant qu’il n’appuie sur la détete. Mais elle tenterait sa chance s’il dérapait. Maodan n’avait pas l’air méchant pour deux sous. Et pourtant, elle sentait qu’il était prêt à s’exécuter. Quelle ironie.

Quoi ? il ne savait plus pourquoi il l’avait embrassée ? Ou plutôt, il ne le savait pas. Quelle blague. Un garçon savait toujours pourquoi il embrassait une fille. C’était son père qui lui avait dit ça un jour, et son père avait toujours raison. Sur Fantasy Life, elle était libre de tout faire. Rien ne touchait au corps. Seulement aux neurones et à la mémoire. C’était la raison pour laquelle il y avait une zone spécialement prévue pour les adultes. Les débordements étaient nombreux. Mais dans la réalité, elle devait prendre son temps. Et refuser dix fois avant d’en offrir une. C’était la devise de son père : ce qui touche au corps doit être réfléchi. Et embrasser quelqu’un, ça touchait au corps.

Sa lame l’avait blessé. Un air d’incompréhension totale se figea sur son visage. Comment avait-elle pu le couper alors qu’elle n’avait pas bougé le petit doigt ? Ah. Sa lame était trop tranchante. Dangereuse entre d’autres mains que les siennes. Le canon était trop près de sa tête. Qu’était-ce que cette plaisanterie ?

Maodan : Un seul mot de toi, et pour te prouver ma bonne foi, je me tire une balle dans le crâne. J'ai déjà vécu ça une fois, je peux bien le vivre une deuxième.

Un seul mot d'elle ? Il était prêt à revivre sa mort pour des excuses ? Et d’abord, comment ça, il l’avait déjà vécu une fois ? On lui avait tiré une balle dans la tête ? Il s’était suicidé d’une balle dans la tête ? Une foule d’émotions passa devant les yeux de Willmore comme les nuages dans le ciel, un soir de tempête. Elle sentit sa gorge se serrer, et éloigna lentement la lame de sa gorge si masculine. De son visage si beau. De son physique de statue grecque. Elle fronça les sourcils, se donnant un air encore plus sévère. Lentement, presque à contre-cœur, elle jeta sa lame au loin. Sa lame métallique tinta contre le sol froid du temple. Elle leva les mains, en signe de reddition, et pour éviter qu’il ne se fasse exploser la cervelle

Willmore : Il est inutile d'en venir à trouer ta tête d'ange, Maodan.

Son ton était calme et froid. Elle s’appuya contre la hanche de l’apprenti-Eros pour se redresser, et le le lâcha par du regard. Elle agissait comme avec un animal sauvage, pour éviter qu’il ne lui saute à la gorge. Enfin en l’occurrence, pour éviter qu’il ne saute à sa propre gorge. Elle inspira lentement, saisit son poignet, et prit entre ses doigts fin le canon de l’arme.

Willmore : Tu as l'air sincère, et d'être un mauvais menteur. Je te crois, range ton jouet.

Son ton était presque cassant. Mais elle était dur pour son bien. Elle se sentait, en quelques sortes, responsable de son état. Une femme forte était toujours une femme forte. Surtout en situation de crise. Habituée à garder la tête haute et gérer plus d’une personne à la fois, elle se devait d’être dure, pour lui faire lâcher prise. Elle retira sa main du canon, et lui tendit la main pour l’aider à se lever.

Croiser ses yeux gris la fit rougir. Bon sang. Elle avait le sentiment que sa gêne allait devenir persistante. Et que chaque fois qu’elle croiserait son regard, ou se trouverait à côté de lui, elle se sentirait… gênée. Elle le tira un peu brusquement pour le lever, et fixa le sol. Le nez en direction de ses pieds, elle trottina pour aller chercher son arme, un peu plus loin.
Reprends-toi Darwin.

Willmore : Merci pour euh... m'avoir noyée.
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Lun 3 Déc 2012 - 17:57

Je me décontracte un peu, laissant mon visage reprendre une expression douce et moins sérieuse. J’ai cependant cru voir une réaction chez Willmore lorsque j’ai évoqué le fait que je me suis déjà pris une balle dans la tête. Je ne veux certes pas en reparler, mais je sais, malheureusement, que si jamais elle se met à me poser des questions, je répondrais. Je ne suis pas méchant de nature, et j’ai toujours cherché la compagnie sur terre, alors si elle veut en savoir un peu plus, cela m’évitera d’être seul pendant quelques instants…

Lorsqu’elle me tend la main, pour m’aider à se me relever, je la prends, doucement mais fermement. Je me retrouve sur mes deux pieds, en un éclair. Elle cache bien son jeu. Dans ce petit corps se trouve une force qui a tout de même déjà réussit à me plier en deux, et de ce fait, je la respecte, même si je ne l’avouerai jamais aussi aisément. Cette fille m’intrigue. Elle me donne envie de la serrer contre moi, mais en même temps, de la frapper. C’est contradictoire. Je me demande un instant si ces pensées sont mes miennes ou celles de l’ « autre » moi, et je préfère balayer ces doutes d’un geste de tête… *baaah… c’est rien.* me dis-je, bien qu’au fond de moi, je sais que ce n’est pas « rien ».

Je range mon Desert Eagle dans ma botte droite, de manière à pouvoir le rattraper des que l’occasion se présenterait. La méfiance, rester sur mes gardes, je connais bien à cause de mon ancienne vie, mais je dois bien avouer qu’elle me désarme un peu… Et pourtant je ne la connais pas. Je sens mon cœur faire un drôle de bon en repensant à ce baiser que je lui ai volé. Je baisse les yeux et m’excuse à nouveau, tout en portant les doigts à mes lèvres, que je frôle, songeur. J’en aurais bien voulu plus, finalement...

Je me remets à réfléchir à la question. Pourquoi ? Pourquoi ai-je eu envie de l’embrasser aussi soudainement après l’avoir noyé… ? Peut-être à cause de son regard, celui qu’elle a posé sur moi et sur personne d’autre, un style de regard que je n’ai jamais connu. Les expressions envieuses, les fantasmes et autres coup d’œil du genre, ça oui, je connais bien. Mais les regards désintéressés combinés à une question banale sincère, ça, je ne connais pas. Et cela m’a attiré. Je n’ai pu y résister, comme un papillon de nuit est attiré par une flamme quitte à s’en bruler les ailes…

J’ouvre la bouche, ayant trouvé mon explication, puis la referme, préférant ne pas revenir sur ce sujet de peur de me refaire frapper. A la place, je me contente de porter ma main à mon cou, pour essuyer le sang qui perle sur ma peau. Je jette un coup d’œil à la jeune fille qui m’évite du regard. Cela me met mal à l’aise, une fois encore.

Je me sens d’autant plus mal à l’aise qu’elle me remercie de l’avoir noyé. Je ne réponds rien d’autre qu’un grognement rauque.

Maodan : Ne comptes pas sur moi pour recommencer de sitôt… Je préfère t’embrasser que de te noyer.

Je n’en reviens pas d’avoir si ça. Je rougis, me cogne le front de la paume. Je me précipite de m’excuser.

Maodan : Pardon c’est sorti tout seul… !


Spoiler:
 
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Re: S'adapter, c'est survivre [PV Maodan] - Dim 9 Déc 2012 - 12:04
Willmore était quelqu’un de complexe pour elle-même, et de simple pour les autres. Elle était depuis toute petite quelqu’un de très curieux, mais aussi profondément respectueuse des autres. Une première rencontre n’était pour elle pas une raison suffisante pour passer Maodan à l’interrogatoire. Leur mort état trop proche, trop fraîche, pour qu’elle lui demande pourquoi il avait l’habitude de ce genre de truc. Quelques heures auparavant, elle était toujours en jeu. Le matin-même, elle avait mangé des céréales aux abricots confits. C’était trop rapide.

Elle vit Maodan ranger son arme, et nota dans un coin de sa tête qu’elle devait apprendre à désarmer efficacement quelqu’un. Oui elle était très forte au corps à corps. Et elle devait être globalement capable d’immobiliser n’importe qui. Tant qu’l utilisait les règles élémentaires telles que : une seule arme, son corps. Fantasy Life était un endroit où personne n’utilisait d’arme à feu. C’était interdit, et son père n’en avait de toute façon par introduit. Mais c’était aussi l’endroit où elle avait perfectionné sa maîtrise de l’épée. Enfin, toujours dans un cadre de règles strictes. Apprendre à se battre en dehors des règles et du tatami. Voilà quel était son défi.

Maodan était quelqu’un de… et bien, de surprenant. Avec ses airs de benêt divinement bien fait, il cachait un jeu bien dangereux. Elle n’avait pas vu venir une seconde facette, plus dure, plus violente. Celle qui avait braqué son canon contre son cou, contre sa tête. Il était instable, et en cela, il l’intriguait au plus haut point. Parce qu’il était dieu comme elle, avec un trouble si fort qu’elle se sentait obligée de le comprendre. Comment réagissait un tel cerveau ? Qui était-il réellement ? Et pourquoi avait-il commencé à s’isoler dans une seconde personnalité ?

Elle suivit d’un regard lointain, plein de questions, ses doigts divins caressant sa gorge. Machinalement, en voyant le sang maculer ses doigts, Willmore tapota l’arrière de sa tenue, comme cherchant un mouchoir dans les poches d’un pantalon. Ce qui eut pour unique résultat de lui faire bêtement se tripoter la jupe. Dans le genre crédible.

Maodan : Ne comptes pas sur moi pour recommencer de sitôt… Je préfère t’embrasser que de te noyer.

Elle cessa brusquement son jeu stupide, et leva la tête dans la direction de Maodan. Ses sourcils s’arquèrent en signe d’incompréhension totale. Son cœur accéléra lentement, et elle se força à garder la tête froide. Il était parfaitement normal qu’il préfère l’embrasse plutôt que de la noyer. Sinon ce serait un sacré psychopathe qu’elle tenterait d’éviter à l’avenir. Mais. Tout de même. Il l’avait… précisé. Est-ce que ça voulait dire qu’il avait apprécié ? On apprécie toujours quelque chose qu’on vole. Il ne fallait pas qu’elle se fasse une montagne. Il avait fière allure, avec sa coupure, et sa joue bleutée. Elle n’y était vraiment pas allée de main morte.

Willmore : Ce qui est fait est fait.

Oui, elle était sèche. Mais c’était aussi pour son bien. Elle ne voulait pas qu’il se torture pour quelque chose d’aussi futile, d’aussi éphémère qu’un baiser. Elle n’était pas douée pour les relations humaines dans le sens où elle les fuyait beaucoup. Elle prenait sans arrête la souffrance des autres pour soi. Et leurs besoins émotionnels étaient un poids supplémentaire qu’elle se laissait le droit de porter. Elle voulait éviter aux autres de réfléchir en portant pour eux tous les regrets et les désirs qu’ils portaient à son encontre. C’était pour ça qu’elle avait du mal à comprendre Il Re. Et pour ça également qu’elle s’entendait si bien avec son père. Elle comblait parfaitement ses attentes, et il la laissait tranquille.

La perte de son premier baiser ici la torturerait un long moment. Mais elle ne voulait pas que Maodan s'en sente responsable.

Impérieuse, elle lui fit lever le menton. Son cou saignait toujours. Elle n’y avait décidément pas été de main morte. En grommelant, elle attrapa une tenture du temple et la déchira avec sauvagerie, levant les yeux au ciel. Aucune foudre divine ne vint lui chatouiller la frimousse en signe de représailles, alors elle l’humidifia dans le bénitier et la rapporta au dieu de l’amour et de la puissance créatrice… hm.

Doué comme il était, il allait sans doute se rater ou se faire mal. Elle profita de sa petite taille pour tamponner la plaie avec autorité, un doigt sous son menton.

Willmore : Quand ce sera sec, appliques ça sur ta joue. Tu es le sosie d'un hamster. Et encore. Moche et bleu le hamster.
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S'adapter, c'est survivre [PV Maodan]
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