Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

"Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé]

Invité
avatar
Invité
"Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Dim 11 Nov 2012 - 19:32
Le silence.




Voila tout ce que je pouvais entendre. Le silence. J'étais paisible, comme libéré. Je pensais pouvoir enfin rejoindre ma mère, la serrer à nouveau dans mes bras. J'en étais comme persuadé...


Avant de rouvrir les yeux.


Une nouvelle vie m'est offerte.
J'ouvre les yeux, et me retrouve aveuglé par la forte luminosité de l'endroit ou je me trouve. C'est silencieux. Un homme se trouve debout, devant moi. Je me redresse, un peu abasourdis. Il m'annonce que j'ai été choisis par Deus afin de devenir un apprenti dieu dans cette école où j'ai été ramené. Je ne comprends pas bien, mon esprit est comme perdu dans un brouillard dont je n'arrive à me sortir. En gros, je n'entends que "apprenti", "dieu", "école" et "amour". Je ris. Si j'ai bien compris, je deviens une sorte de Cupidon des temps modernes! Sans que je n'ai le temps de poser mes questions, l'homme disparut dans un écran de fumé. J'enrage! Qu'est ce que je peux bien faire ici, moi ? Et pourquoi en temps qu'apprenti dieu de l'amour?! Quelle est cette blague? C'est mon esprit qui me joue des tours, c'est cela?

"Et temps qu'on y est, il est où le slip ? Et ma paire d'ailes?!" cri-je, en me pensant seul.

Une fois la confusion quelque peu dissipé, je me mets à regarder autours de moi. Je me trouve dans une sorte d'église. Elle me semble vraiment vide, et le silence y règne. Je me sens bizarrement paisible. Avant que des flashs ne s'emparent de ma tête. Je me vois étendus, sur le sol trempé de cette impasse où l'on m'a tiré dessus, le sang -mon sang- s'écoulant des deux trous dans ma tête et ma poitrine et se mélangeant autours de moi, formant une flaque dans laquelle je baigne pitoyablement. Je me vois dans l'ambulance, avec ce moniteur à coté de moi. Les "bips" de la machine envahissent mon esprit, une migraine s'empare de moi. Je me vois dans les bras de ma mère, enfant. Je la vois m'offrir cette croix qui ne m'a jamais quitté. Je me retrouve angoissé, à chercher la fameuse croix sur moi. Je cherche dans mes poches, elle n'y est pas. Je remarque au passage que je porte les mêmes vêtements que ceux que j'avais le soir de ma mort. Et la croix, je la trouve enfin, autours de mon cou, comme d'habitude...
Je soupire soulagé. Au moins, on ne m'aura pas prit toute mon humanité...
Des larmes se mettent à couler le long de mes joues. Je ne sais pas moi même pourquoi je pleurs, mais voila, le fait est que c'est ainsi. Est-ce de la douleur, de la haine, de la tristesse...? Je ne comprends pas ce que je ressens. Cela me fait étrange.
Je me lève de ce banc ou j'étais jusqu'alors allongé, puis assis. L'église est vraiment immense... Enfin, je ne saurais dire très exactement si c'est une église ou un temple, ou un quelconque endroit de prière. Je me sens mal à l'aise.
Cet homme mystérieux m'a parlé de Deus, le Dieu créateur de tout, de l'humanité, de la terre... enfin, soit disant. Je n'y ai jamais cru, c'est vrai, pourquoi commencerais-je à présent...? Je souhaite une preuve, quelque chose qui me le démontre...
Je me remémore tant bien que mal les paroles de l'homme étrange qui m'a accueillis.
-Bon d'accord, cela ne fait qu'une dizaine de minutes à peine qu'il m'a fait son discours mais... j'étais dans le pâté, moi!... Comment ça c'est pas une excuse?!-
Il m'a parlé de cours. De ... cours?! Je suis mort, puis ressuscité -tel jésus...ahah- et l'on m'annonce que je dois encore aller en cours? Moi qui pensais en être débarrassé, lorsque ma vie me quittait.
Je soupire, encore une fois. Je retiens un juron. Bien que je sois visiblement seul, je suis tout de même dans un lieu de culte, et je me dois de respecter les croyances de chacun -de ma mère...- en ne jurant pas dans un tel lieu.

Maodan : Dites moi juste qu'il y a des gens, quelque part ici, et que je ne serais pas seul..., je murmure alors, la tête baissé et un peu tremblant.

Je dois bien avouer que tout cela me fait peur...
Je respire un bon coup, de quoi regagner quelque forces.

Maodan : Je le ferais! dis-je convaincu. Et je réussirais!


Dernière édition par Maodan O'Riordan le Jeu 15 Nov 2012 - 20:36, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Lun 12 Nov 2012 - 16:41
Il n'y avait pas beaucoup d'endroits - pour ne pas dire aucun - où un véritable calme régnait. Normal dans une académie. Tous les lieux étaient bourrés d'élèves, et même si certains invitaient à l'intimité et la solitude, il y avait toujours quelques personnes présentes. En soit, ce n'était pas dérangeant, il suffisait de se mettre dans son coin sans embêter les autres. Mais pour Léa, c'était un problème, car un seul type dans sa "zone" était synonyme de pensées et donc soit d'enquiquinage mental à devoir les supporter, soit de migraine à force de garder ses barrières psychiques levées pour isoler son esprit.

Mais à force d'exploration, la jeune fille avait trouvé un coin potable pour une véritable solitude : le temple de Deus. Curieusement, même s'il y avait souvent des gens pour y prier ou même y débarquer après la mort, la plupart du temps c'était un lieu calme et désert. Elle s'y était rendue aujourd'hui pour souffler un peu et s'était planquée dans un coin d'ombre, contre un mur, en dehors des rangs de bancs de prière, tout en baissant ses barrières. Pas un chat, pas une seule petite pensée enquiquinante, seulement les siennes. Elle en ferma les yeux, que c'était agréable, et si rare... il n'y avait qu'Aedan qui lui procurait une telle plénitude, en toute amitié.

L'apprentie-déesse put souffler une dizaine de minutes. Puis le destin la rattrapa et elle sentit brusquement de nouvelles pensées lui tomber dessus. Elle reconnut sans mal une personne dans ces phrases : Isanagi. Pitié, pas encore lui... heureusement, il n'était pas question de mission mais simplement d'accueillir une nouvelle âme, ouf. D'ailleurs le directeur disparut aussi vite qu'il était arrivé, ce qui était très bien. Mais restait le nouveau venu, et ses pensées continuèrent à lui tomber dessus, bien plus rapides qu'une conversation normale.

Confusion, images étranges, incertitude... trop de choses trop vite. Léa n'arrivait même pas à se concentrer pour remettre ses barrières. Elle parvint à les remettre au prix d'un grand effort, au moment où l'autre parlait de croyance. Purée on avait pas idée de penser aussi vite et aussi fort ! Il pouvait pas la mettre en sourdine ? Et elle aussi... stupide qu'elle était d'avoir baissé ses protections aussi longtemps. Dix minutes, certes, mais le silence paisible avait suffi à lui enlever son éternelle garde. On ne l'y prendrait plus !

S'écartant de son coin d'ombre, la jeune fille entendit alors la question indirecte du bonhomme. Mouais et ben vu comment il l'avait agacée avec ses pensées, elle ne risquait pas de lui répondre ! Enfin... c'était pas sa faute, c'est sûr, mais même. Il l'avait mise de mauvaise humeur, alors que quelques minutes plus tôt elle était heureuse d'être ici. Il avait tout gâché ! Non en fait elle allait donner signe de vie, ne serait-ce que pour se défouler un peu. C'était totalement injuste, mais ça ferait du bien !

Elle s'éloigna du mur pour s'avancer entre les bancs de prière, bien visible avec ses longs cheveux clairs attachés en queue de cheval avec son ruban bleu nuit et sa longue robe dans la même teinte. Celui qui l'avait énervé était grand, bien plus qu'elle - comme la plupart des gens - et avait des cheveux longs qui, dans le quartier de Léa de son vivant, faisait rebelle. Et con aussi. Rien pour l'amener à se calmer. Le pauvre. Elle lui décocha un regard glacial, sans aucune chaleur malgré l'or qui teintait ses iris.

- Ouais ya des gens, qui auraient bien voulu être tranquilles et rester seuls, eux ! T'en as même d'autres dehors, va t'en donc les rencontrer !

Son était aussi sec et peu amical que ses yeux. Non, vraiment, ce type partait avec de très mauvais points dès le départ avec elle. Et s'il pouvait partir tout court du temple d'ailleurs... tant qu'à faire hein ! Il pensait trop vite et trop fort, elle sentait ses idées cogner contre ses barrières, et ça ne faisait qu’aggraver sa colère.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Lun 12 Nov 2012 - 18:41
Le Temple ! Décidément je devais aller au Temple ! C'était le seul endroit dans cette Académie où j'étais certains d'avoir un peu de calme. La Salle des Professeurs était bondée, la Cafétéria encore plus, même la Bibliothèque accueillait aujourd'hui une sorte d'exposition et le monde s'y pressait. Ma chambre me diriez vous, mais il n'en était pas question, il y avait sur mon bureau un bordel monstrueux et j'aurais passé plus de temps à ranger qu'à travailler. Et je devais travailler, un paquet d'une cinquantaine de copies à corriger pour le lendemain...ce qui exigeait une extrême concentration. D'autant plus que, du fait de mon pouvoir, mon esprit était toujours assailli par l'histoire, non seulement passée, mais aussi actuelle. A chaque instant, c'était comme si je vivais en temps réel la vie des 7 milliards d'habitants sur Terre en temps réel. Une chance pour moi que mon pouvoir ne soit pas étendu sur la Deus Academia, ça ferait un trop plein d'informations. Le Temple était un lieu calme et paisible. Il me suffisait d'approcher un banc près de l'autel et je pouvais alors travailler en toute quiétude.

J'entrais donc dans le Temple, tout heureux à l'idée de pouvoir me mettre à la tâche. Merde, deux autres personnes se trouvaient là. C'était raté pour la tranquillité. A la seconde où mes yeux se posèrent sur eux, mon pouvoir ne fit qu'un tour et me livra la vie de ces deux là sur un plateau d'argent. Le grand jeune homme s’appelait Maodan O'Riordan, un Irlandais mort bien jeune. Né d'une union pas vraiment voulue, une mère forte et fragile à la fois, morte elle aussi trop jeune. Un père alcoolique et violent. Une jeunesse solitaire, puis un ouverture vers les autres par le biais de la musique, mais le faisant sombrer très vite dans une affreuse sphère de perdition. Tué lamentablement dans une rue par de jeunes hommes particulièrement jaloux. La fille s'appelait Léa Dolce, une vie bien plus classique, un tempérament solitaire et bêtement tué par un mauvais conducteur.

Je savais déjà tout d'eux, aussi bien que si j'avais vécu leur propre vie. Mais en revanche, une fois leur mort passée, plus aucune idée. Mon pouvoir s'arrêtait à la mort de chaque être, en somme, pour ce qui était de leur vie sur la Deux Academia, c'était le vide total. Cependant, j'arrivais aisément à deviner quelque peu la situation. Ce Maodan devait certainement être arrivé ici depuis peu, depuis même très peu de temps vu l'air de découverte qui flottait sur son visage et en quelque sorte sa surprise. Léa en revanche semblait beaucoup plus à l'aise, même en colère pour je ne sais quelle raison. Maodan devait être fraîchement arrivée, et était tombé sur Léa comme premier contact. Bien que ne connaissant pas cette fille elle aurait put faire un effort pour se montrer plus aimable.

J'avançais donc vers eux, la cigarette au coin de la bouche, ma large sacoche en bandoulière contenant mes copies à corriger. J'étais très bien vêtu, comme à mon habitude ayant opté pour une chemise bleue nuit, un jean noir maintenu par une ceinture en cuir à boucle en acier, et une paire de derbys noires. Sans dire un mot, je m'asseyais sur un banc tout près d'eux.

- Je dois dire Léa que Maodan étant nouveau sur l'Académie, si tu pouvais lui adresser au moins un petit sourire il se sentirait tout de suite plus à l'aise.

J'arrivais encore avec mes gros sabots, leur jetant leur prénom à la figure et m'adressant à eux d'une façon si sereine qu'on aurait dit que je les connaissais depuis toujours. En réalité je n'avais jamais rencontré ni l'un, ni l'autre même si dans ma tête, c'était comme si leur existence n'avait aucun secret pour moi. Quoiqu'il en soit je restais là, exhalant une bouffée de fumée, l'attitude calme et le sourire bienveillant, attendant de voir comment ils allaient réagir.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Lun 12 Nov 2012 - 22:45
Je suis quelque peu surpris par une ombre qui s'agite dans un coin de l'église. Je fixe mon attention dessus, une jeune femme se montre alors.

??? : Ouais y a des gens, qui auraient bien voulu être tranquilles et rester seuls, eux ! T'en as même d'autres dehors, va t'en donc les rencontrer ! me lance t-elle d'un ton nonchalant.

Je ne sais quoi lui répondre sur le coup, elle a vraiment l'air en rogne. C'est dommage, elle semble mignonne, même si je ne suis pas assez prêt pour pouvoir confirmer cela. Et un joli visage déformé par la colère, c'est pas cool...
Je baisse les yeux, je ne sais toujours pas quoi dire, si ce n'est m'excuser, bien que je ne sache pas en quoi je l'ai vraiment dérangé. Peut être est ce à cause de mes cris au sujet du slip ou des cours.

J'entends soudain des bruits de pas, autres que ceux de la jeune femme. Je réussis à distinguer une silhouette, de taille moyenne, d'une sculpture assez fine. Je peux distinguer une chevelure blonde, courte -par rapport à mes cheveux, ça me semble bien court...-. Un homme. Et il parle.

??? : Je dois dire Léa que Maodan étant nouveau sur l'Académie, si tu pouvais lui adresser au moins un petit sourire il se sentirait tout de suite plus à l'aise.

Je reste perplexe. Ainsi cet homme connait cette demoiselle? Ok, cela est concevable mais... d’où il me connait, MOI?! Je pige plus rien. Je suis nouveau... Ça, j'ai cru le comprendre. Mais je suis où au juste? On fait quoi ici? Je souhaite poser mes questions, mais les mots n'osent pas sortir de ma bouche, comme si j'étais devenu timide depuis ma mort. Encore plus étrange. Finalement, je renonce. Je me laisse tomber sur mes fesses, sur le banc le plus proche. Je prends ma tête entre mes mains et tente de remettre de l'ordre dans mon esprit en bordel. J'y arrive petit à petit, je ralentis le flot de mes pensées.

Je suis mort. J'ai été tué. Comme un étron.

Je me suis réveillé ici. Ressuscité.

On m'a offert une seconde vie. Une seconde chance.

Je suis dans un endroit quelque peu étrange. Et il y a des gens autours de moi.

J'inspire un grand coup.
Allright. Je me relève, un peu plus confiant.

Maodan : Euh... Excusez moi, mais... Je... J'aimerais juste savoir où je suis au juste, et ce que je fais là...? murmure-je, les yeux rivés sur le sol. Oh! Pardonnez mon impolitesse... Je me nomme -comme monsieur l'a dit- Maodann. Maodann O'Riordan. Et il me semble que l'on ne se connait pas, cela me trouble donc que vous connaissiez mon... identité.

J'ai finalement réussis à m'exprimer. Je tente de rester calme et poli, ce qui commence à être plutôt compliqué, je dois bien l'avouer. Je ralentis mon rythme cardiaque, pour qu'il retrouve une allure normale. J'ai beaucoup de questions en tête, et il faudra bien que je trouve quelqu'un pour y répondre à un moment, mais pour l'instant, je préfère commencer en douceur, et ne pas me mettre tout le monde à dos. La demoiselle -Léa- n'a déjà pas l'air de beaucoup m’apprécier pour je ne sais quelle raison, je ne veux pas en rajouter.


Dernière édition par Maodan O'Riordan le Jeu 15 Nov 2012 - 20:38, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Mar 13 Nov 2012 - 19:29
Comme une problème ne vient jamais seul, voilà que Léa sentit d'autres pensées lui tomber dessus. Ou plus exactement cogner contre ses barrières psychiques. Cela n'allait pas arranger ses affaires, ni celles du pauvre garçon qui risquait fort de devoir affronter une tempête bleue à la langue acérée. Qui osait venir l'enquiquiner encore ? Elle tourna la tête vers l'entrée et aperçut un type qu'elle ne connaissait pas, mais qu'aussitôt elle n'aima pas. Rien à voir avec sa tête de blondinet ni ses yeux noirs. Simplement ses pensées informes qui l'agaçaient. Cela dit, lorsqu'il parla, c'est la méfiance qui s'installa dans sa tête. D'où il connaissait son nom ? Elle n'était pas assez populaire pour que toute l'académie le sache, et elle n'avait pas vraiment fait de choses étranges ou importantes pour qu'on la retienne.

L'apprentie déesse jeta un coup d'oeil au premier fauteur de troubles. Il avait l'air aussi surpris qu'elle, mais en moins méfiant. Sûrement parce qu'il venait de débarquer dans ce monde. Il devait avoir un paquet d'informations à se digérer, tout comme elle la première fois. Mais cela n'atténua en rien son agacement envers lui. Elle fut la seule à rester debout apparemment, sans doute que Blondinet voulait se la jouer cool sur son blanc, et que l'autre - Maotruc il lui semblait - en prenait trop dans la poire en peu de temps. Par contre, elle sentit nettement que des pensées se faisaient moins rapides. A en juger par ce qu'elle avait senti durant ces dernières minutes, elle supposait que c'était le nouveau qui y remettait de l'ordre. Ce qui lui allait très bien, enfin pas autant que s'il était parti faire ça dehors, mais bon c'était déjà mieux que rien.

Léa jeta son regard mauvais sur le blondinet-je-sais-tout.

- Je suis pas bénévole pour les nouveaux, je me moque bien que le pauvre soit à l'aise ou pas. Et t'es qui d'abord ? Je te connais pas.

Tout comme le nouveau d'ailleurs. Tssss. L'ignorance n'excuse pas tout, loin de là ! D'accord, c'était totalement injuste qu'elle soit énervée contre ce pauvre Maodann, qui n'avait sûrement rien demandé à personne pour se retrouver ici et maintenant. Mais ça ne changeait rien aux faits. Enfin... Léa avait sûrement déjà une réputation d'asociale caractérielle, ce qui, en plus de son domaine divinatoire, réduisait considérablement ses chances d'avoir un groupe d'amis. Alors... elle avait intérêt à se calmer, au moins pour éviter de confirmer cette opinion populaire. Et il avait pas l'air méchant.

Fermant un instant les yeux, la jeune fille inspira longuement, essayant d'expulser son agacement avec l'air de ses poumons. Ca marchait pas vraiment, mais, à défaut de vraiment la calmer, ça l'aida à mieux se concentrer sur ses barrières. Elle rouvrit les yeux et jeta un coup d'oeil au nouveau venu, pas vraiment très amical, mais plus autant haineux quand même. C'était le mieux qu'elle pouvait faire.

- Tu es au Temple de Deus, qui se trouve dans l'académie du même nom. On t'a choisi pour apprendre à devenir un Dieu, le directeur a dû te le dire ya 5 minutes, suffisait de l'écouter.

Mouais. C'était pas trop mal partie, elle aurait presque pu passer pour pas trop méchante. Mais... c'était pourtant vrai ! Il avait eu qu'à écouter Isanagi et il saurait. Après tout, c'était ce qu'elle avait fait elle-même, et elle n'était pas moins bête qu'un autre. Tsss ces nouveaux... faut tout leur dire !
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Mer 14 Nov 2012 - 12:50
J'avais foutu un sacré bordel et j'en étais assez fier. Un sourire illumina mon visage tandis que j'écrasais ma cigarette à même le sol du Temple. J'avais au moins la réponse à mes questions sans pour autant en avoir posé. Maodan était incontestablement un nouveau, tellement nouveau qu'il eu l'air plus paumé que jamais lorsque je lui annonçais son prénom comme si c'était la chose la plus normale du monde. Le dénommé Maodan sembla reprendre pourtant son calme et, confirmant ma réflexion, demanda où il se trouvait et comment je connaissais son identité. Je lui aurais bien répondu si Léa n'avait pas pris la parole dans la foulée. Cette demoiselle se fit très cassante et il faut bien avouer que le regard qu'elle me porta n'avait rien d'agréable. Cependant, je ne sourcillais pas, elle devait avoir ses raisons d'être en colère.

Encore une fois j'aurais pu répondre tranquillement, mais je ne le fis pas. J'avais toujours le sourire mais j'étais trop occupé à me demander pourquoi Léa était si courroucée. Peut-être qu'elle avait envie d'être seule ici et que nous étions venus la déranger. Mais après tout le Temple était un endroit public comme les autres, des gens y entraient, en sortaient, elle devait bien s'y attendre. Peut-être avait-elle commis quelque chose de grave et avait-elle peur que nous le découvrions, mais non cela ne tenait pas debout. D'une part, elle aurait été plus stressée qu'en colère à notre arrivée, d'autre part dans sa vie elle n'avait pas vraiment le profil de la fille qui cause des problèmes. C'était autre chose, quelque chose qui faisait qu'elle avait du mal avec notre présence. Et certainement pas uniquement notre présence, on ne se connaissait pas avant cet instant donc elle ne pouvait avoir de rancune envers nous. Il y avait un soucis avec cette fille et je dois dire que cela m'intéressait au plus haut point.

Le temps que je réfléchisse et elle répondit à Maodan, le ton n'était pas franchement amical, mais la réponse était correcte. Je devais admettre, aussi pédagogue que je sois, elle marquait un point. Tous à notre arrivée recevions une sorte de messages d'Isanagi ou de Colombe, nos charmants et étranges directeurs. Ce message, bien qu'un tantinet mystique, entre la vie et la mort, nous donnait l'essentiel des informations dont nous avions besoin pour recommencer notre vie sur la Deus Academia. Les nouveaux pouvaient très bien s'en tenir à ça, et avancer d'eux-mêmes. Mais dans un sens, il y avait quand même de quoi être perdu, leur tendre une main à leur arrivée ne pouvait pas leur faire de mal.

Lorsque le silence revint, je m'allumais une nouvelle cigarette et pris enfin la parole.

- En effet, le message est assez clair Maodan, tu es mort et tu es revenu ici à la Deus Academia en tant qu'apprenti Dieu, un lieu où tu apprendras à devenir un Dieu...tiré par les cheveux, mais c'est pourtant la vérité.

Je ne voyais pas vraiment quoi ajouter, c'était à Maodan de se poser les bonnes questions et en ce cas nous serions en mesure d'y répondre. Puis je réalisais soudain que j'avais oublié un détail, tous deux m'avaient demandé qui j'étais, quelle impolitesse de ne pas y répondre. Seulement, il fallait maintenant que je noie le poisson au sujet de mon pouvoir, où plutôt du comment je connaissais leurs prénoms. Pour ça, j'avais la meilleure excuse du monde.

- Pour vous répondre, je suis le professeur Pietro Alighieri et j'enseigne l'histoire ici. C'est pour ça que je connais vos prénoms, un bon professeur se doit de toujours connaître l'identité de ses élèves, qu'ils soient anciens ou fraîchement arrivés.

Voilà, réponse simple et clair. Ils pouvaient s'imaginer ce qu'ils voulaient je les voyais mal mettre le doigt sur l'origine de mes pouvoirs. Toujours installé sur le banc, soufflant un joli nuage de fumée, j'attendais simplement de voir comment la situation allait évoluer.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Jeu 15 Nov 2012 - 20:34
Léa -?- : Tu es au Temple de Deus, qui se trouve dans l'académie du même nom. On t'a choisi pour apprendre à devenir un Dieu, le directeur a dû te le dire ya 5 minutes, suffisait de l'écouter.

Ainsi donc, c'est là tout ce qu'on attend de moi. Et il n'y a rien de plus dur à comprendre que cela. Tout m'a été dit. Je me sens un peu... con. Je regarde autours de moi, sur le banc où je me trouvais quelques minutes auparavant, puis au sol. Et là, je vois cette feuille qui m'a échappée. Je la ramasse, y jette un coup d'oeil. Il y est écrit mon nom, suivit du dieu que je deviendrais plus tard, et les pouvoirs qui sont à présent miens. Il est décomposé en cinq paliers. Je ris. Je n'ai franchement pas l'impression de sentir quoi que ce soit de changer chez moi, mais soit, puisque l'on me dit que tout cela est réel et que c'est ce que l'on souhaite de moi...
L'homme reprend la parole.

??? : En effet, le message est assez clair Maodan, tu es mort et tu es revenu ici à la Deus Academia en tant qu'apprenti Dieu, un lieu où tu apprendras à devenir un Dieu...tiré par les cheveux, mais c'est pourtant la vérité.

Bon hey c'est bon, on va pas enfoncer encore plus le couteau dans la plaie, j'ai compris, je suis stupide...
Donc ce lieu s'appelle la Deus Academia. Ok. Je suis à présent un apprentit dieu. Ok. Bon ben voila, j'avais tout compris dès le départ. Je suis juste un peu trop idiot pour comprendre que c'était tout. Je ris nerveusement. Bref, je ne sais toujours pas qui il...

Pietro : Pour vous répondre, je suis le professeur Pietro Alighieri et j'enseigne l'histoire ici. C'est pour ça que je connais vos prénoms, un bon professeur se doit de toujours connaître l'identité de ses élèves, qu'ils soient anciens ou fraîchement arrivés.

Je le sais maintenant, suffisait de demander -mentalement, ok. Ainsi donc, c'est un professeur. Est-ce qu'il va être un de mes prof'? Je hausse un sourcil sous la réflexion. En tout cas, il a pas l'air aussi stricte que les anciens que j'avais au lycée. Lui, au moins, il semble avoir réussis à se détendre le...
-Note à moi même : changer d'expression, pour des un peu moins humaines ou vulgaires.-
Bref. Elle par contre -Léa?- je suppose qu'elle doit être une élève comme moi. Cependant, elle doit être ici depuis un petit moment... Ce qui m'intrigue, c'est pourquoi elle est en rogne contre moi. Je lui ai fais quoi au juste? Ca me peine un peu, je n'aime pas qu'on ai une dent contre moi pour "rien"? Quoi que, elle doit bien avoir ses raisons. Je vais donc me taire et ne pas poser la question.
Je n'ai pas envie d'aggraver les choses. Je me tourne donc vers le professeur.

Maodan : M.Alighieri, je... je ne vais pas recommencer avec mes questions sottes, enfin je l'espère. Mais j'aimerais savoir, je dois faire quoi maintenant? Y a une démarche spéciale? Un bâtiment administratif où me rendre pour les inscriptions ou quelque chose du genre...?

Pourvu que je ne passe pas encore pour un crétin fini...
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Ven 16 Nov 2012 - 10:28
Ils commençaient vraiment à lui taper sur le système, pour rester polie. Qu'est-ce qu'ils avaient besoin de penser à toute allure ? Il ne se passait rien, R-I-E-N, donc pas de quoi faire tourner ses méninges à fond la caisse ! Ok le nouveau Maodan avait de quoi réfléchir, mais l'autre là le blondinet-qui-sait-tout ? Ca va ils avaient pas l'air bizarres ou étranges ! Grmpf. En plus, ces deux gars ne semblaient pas vouloir lâcher le Temple de si tôt, préférant le squatter pour papoter de trucs inutiles. Pour une fois qu'elle était au calme... et bien non. Il faut croire que Deus avait une dent contre elle. Enfin... il n'y avait plus qu'à chercher un autre coin, même si elle savait très bien qu'elle n'en trouverait pas un aussi isolé et tranquille que le Temple. Et cela ne faisait qu'accentuer sa colère.

Blondinet en rajouta une couche sur le fait évident que l'on avait déjà toutes les informations nécessaires en débarquant ici. Le reste ? Suffisait de se bouger le postérieur et d'aller voir par soi-même. Il faut croire que les apprentis dieux étaient aussi pas doués que les nouveaux humains débarquant dans un établissement scolaire. Ah l'autre se présenta enfin. Un prof ? Mince... bon ok Léa se fichait de sa réputation quand la migraine la menaçait, mais ça restait un type qui pouvait potentiellement lui attirer des ennuis. Et puis un prof, ça méritait le respect. Elle n'avait pas été spécialement insultante mais pas non très correcte. Enfin ce qui était fait était fait, elle n'avait pas le pouvoir de modifier le passé. Elle ne remit absolument pas en doute la raison qu'il donna concernant sa connaissance de leurs prénoms. Encore qu'elle ne se rappelait pas avoir eu cours avec lui, mais c'était sûrement prévu plus tard.

L'histoire hein... déjà que sur Terre, ces cours la barbaient profondément, alors ici... elle n'avait pas du tout en vie de supporter un prof, aussi blondinet soit-il, en train de raconter d'un ton ennuyant que les méchants ont été tapé les gentils mais qu'en fait ils étaient pas si méchants que ça, et puis ya eu le chef des gentils qui en a profité et blablabli et blablabla. Pas de points positifs gagnés pour ce Pietro donc. Ni pour le nouveau, qui l'observait trop à son goût. Quoi, elle avait une arrête de poisson sur le pif ? Tsss. Il faut croire qu'il préféra ne pas insister, ce qui était très bien, et s'occupa du professeur. Pas de questions sottes ? Grmpf. Tu parles. Il pouvait pas arrêter de penser au lieu d'interroger les autres pour rien ? Didju... heureusement qu'elle ne pouvait pas se battre, sinon elle aurait fait un meurtre depuis longtemps dans cette académie.

- Tu montes sur le toit du Temple et quand t'es assez haut tu sautes !

Ouais bon ok, sa vague gentillesse n'avait pas tenu longtemps. Mais elle n'y pouvait rien s'ils pensaient trop ces deux-là ! Ca s'était un peu calmé d'un côté mais ça n'avait vraiment pas duré. La jeune fille ferait mieux de filer avant d'en mordre un ou de manquer ouvertement de respect à un professeur. Elle n'avait absolument pas envie de finir en heure de colle ou un truc du genre. Il devait bien y avoir un système de punition pour les fauteurs de trouble et elle ne souhaitait pas le connaître, encore moins le tester.

Léa repoussa une mèche rebelle de son visage qui la gênait et secoua la tête.

- 'fin bref, t'as un gentil professeur pour t'aider, ya pas besoin de moi, éclate-toi à le noyer sous tes questions passionnantes. Bon courage m'sieur Alighieri.

Elle prononçait très bien le nom au passage. Normal après tout quand on est d'origine italienne. Enfin ce détail mis de côté, l'apprentie-déesse s'écarta des deux casses-pieds et se dirigea vers la sortie du Temple, en veillant à les contourner. Plus elle serait loin, plus elle aurait de chance de ne plus capter leurs fichues pensées. Ca faisait très asocial d'accord, mais pour le coup elle s'en foutait. Elle voulait juste ne plus sentir les coups de boutoir contre ses barrières. Et tant pis si son attitude déplaisait au professeur, qu'il aille au diable celui-là aussi ! Enfin si yen a un.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Sam 17 Nov 2012 - 1:33
Au moins, Maodan semblait moins perdu qu'auparavant, c'était toujours ça de gagner. En revanche la colère semblait gronder de plus en plus chez Léa. Que pouvait bien avoir cette fille à la fin, la présence d'autre personne l'insupportait-elle à ce point là. Je voyais dans sa vie qu'elle était d'un naturel assez solitaire, mais elle n'était pas non plus misanthrope. Même au cours de son adolescence elle était allée de plus en plus vers les gens, goûter les joies de la sociabilité. Non, c'était sans conteste autre chose, quelque chose que je ne pouvais pas voir car s'étant passé sur l'Académie. Je dois dire que pour une fois il y avait quelque chose que je ne savais pas et ma curiosité refaisait surface à une vitesse alarmante.

Cependant, il y avait un problème plus urgent à régler. Si Maodan semblait mieux comprendre la situation dans laquelle il se trouvait, il n'en restait pas moins une sorte de nourrisson venant au monde. J'aurais fait un très mauvais professeur si je ne lui étais pas venu en aide. C'est pourquoi lorsqu'il se tourna vers moi je l'écoutais avec attention. Sa nouvelle question était déjà plus avisée que la première. En effet, on ne débarquait pas sur la Deus Academia avec un manuel pour nous expliquer tout ce qu'il y avait à faire à notre arrivée. Si le pauvre ne voulait pas passer sa première nuit dehors il lui fallait par exemple aller réserver une chambre. Il lui faudrait encore consulter les emplois du temps, choisir ses matières, visiter les lieux, prendre connaissance du règlement de l'Académie. Un sacré foutoir que des élèves sur terre mettaient parfois un mois à assimiler. Ici, on ne vous laissait que quelques jours.

Je m'apprêtais à répondre lorsque la voix particulièrement sarcastique de Léa s'éleva à nouveau. Elle indiqua clairement à Maodan que pour se retrouver dans l'Académie il n'avait qu'à aller se jeter du haut du Temple. Une autre façon, assez dure de dire à quelqu'un qu'il n'avait qu'à aller voir ailleurs. Pour Léa, une façon comme une autre qu'elle devait trouver Maodan insupportable. Je n'aurais certainement pas dû, et bien qu'il ne fut que furtif j'esquissais un petit sourire amusé à sa réplique. La demoiselle ne manquait pas de mordant et ce n'était pas pour me déplaire. Elle n'en resta pas là, enchaînant presque aussitôt sur une autre réplique ma foi un peu plus pondérée. Elle lui intimait gentiment de ne plus l'emmerder et de me poser toutes les questions qu'il souhaitait. Elle me souhaita bonne chance sur un ton à la limite du cordial et du mépris et tourna les talons.

Je la regardais s'éloigner vers la sortie du Temple, quelque part elle avait raison. Cela faisait parti de mon travail d’accueillir les nouveaux élèves et de les orienter dans leurs premiers pas. Je n'étais pas choqué, ni en colère, à dire vrai la situation avait un petit je ne sais quoi qui me plaisait beaucoup. Je me levais donc à mon tour, la cigarette vissée au coin de la bouche. A la fois bienveillant et sérieux j'annonçais finalement à Maodan.

- Il y a des plans de la Deus Academia un peu partout, que ce soit dans les bâtiments ou à l'extérieur. Je pense que si tu te promènes un peu tu trouveras vite ton chemin. Tout ce que tu as à faire c'est de te rendre au bâtiment administratif et là on te prendra en charge.

Mon travail était-il fait ? Pratiquement, à peu de choses près. Ce n'était pas à moi après tout de tenir la main des nouveaux pour leur indiquer le chemin des bâtiments, ni de leur réserver une chambre, ou autres formalités administratives. Cependant il restait le cas de Léa, un cas que je ne pouvais certainement pas laisser partir comme ça. Je m'avançais moi même vers la sortie d'un pas tranquille sans pour autant la rattraper. Puis finalement, arrivée à deux petits mètres derrière elle je lui lançais.

- Je crois savoir Léa que de ton vivant tu aimais grimper aux arbres pour t'éloigner de la foule, être un peu seule et en paix...pourquoi ne grimperais-tu pas toi même sur le Temple comme tu l'as suggéré à Maodan, là-haut ce sera certainement plus calme qu'ici.

Ma petite pique lancée, je tournais à nouveau mon regard vers Maodan. Quelle drôle d'arrivée se devrait-être pour lui. Mais après tout, juste Léa et moi n'étions pas vraiment représentatif de toutes les personnes vivant ici. Il devait être assez intelligent pour le comprendre. Quoiqu'il en soit je lui fis un geste, lui intimant de lui aussi sortir du Temple. En fin de compte, nous n'avions déjà plus grand chose à faire ici.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Dim 25 Nov 2012 - 23:07
Je me sens un peu mal à l'aise, apparemment ma question devait être quelque stupide. J'entends Léa me baragouiner un truc désagréable. Elle me saoul, celle là. C'est quoi son problème au juste? Je lui ai fais quoi, hein? A part m'être fais buter dans une ruelle crasseuse et avoir été ressuscité ici pour devenir un dieu, j'ai rien fais de mal, et d'ailleurs, je n'ai rien demandé de tout cela. Et elle, elle me prend en grippe comme si je lui avais cassé son jouet favoris ou que j'avais tué son animal de compagnie... J'ai une expression qui me vient en tête, mais j'vais tenter de ne pas y penser, cela ferait trop mal poli...

Léa se dirige vers la grande porte qui doit mener sur l’extérieur... C'est ça, casses toi...
Bref, je refoule ma colère, tente de me calmer, et écoute le prof me dire qu'en gros, j'allais devoir me démerder tout seul, pour aller au bâtiment administratif et me trouver une ... piaule? Mais genre une chambre seul et tout? Ou au contraire, avec des gens que j'ai jamais vu de ma vie et qui vont surement m'insupporter, et ne pas respecter mon... envie d'être seul? Ha ouais, quand même, la mort m'a sacrément endommagé. Avant je recherchais à tout prix la compagnie, et là, je n'ai qu'une envie c'est d'être seul... Décidément...

Lui aussi me tourne le dos avant de se diriger vers la grande porte... C'est ça, allez vous en, tous...
Étrangement, mon corps me traîne jusqu’à la sortie, moi aussi, et ma bouche s'ouvre toute seule pour dire que je les laissais prendre congé de moi, et que je vais rester ici, afin de remettre mes idées en place et digérer le tout, avant d'aller faire les démarches administratives.

Dehors, il semble faire beau... C'est étrangement agréable, bien que cela m'éblouisse fortement...
Je fais finalement demi tour, et vais m'allonger sur un des bancs du temple. J'espère que cette Léa apprendra à détendre son string, cela lui fera du bien de lâcher prise un peu... Je n'ai rien contre elle, et je ne veux pas qu'elle ne m’apprécie pas pour de mauvaises raisons -qui me sont d'ailleurs inconnues... C'est pas non plus bon pour la santé d'être toujours sur les nerfs, enfin à ce qu'il parait...

Je me demande bien ce qu'ils peuvent faire tous les deux dehors, à présent, mais en fait, je m'en moque un peu... Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, je veux juste me reposer un peu, et réfléchir rapidement à quelques petites choses. Lorsque je me sentirais un peu mieux, j'irais au bâtiment administratif pour demander une chambre, et j'irais faire un repérage de l'école. Je tenterais d'en apprendre le plus possible et m’intégrer comme possible, mais cela ne me semble pas chose des plus aisées... Enfin bon, je verrais bien.

Je ferme les yeux quelques instants. Quel silence...
Peut être était-ce là chose que Léa était venue chercher et que j'ai troublé sa tranquillité... Ainsi donc voila la raison pour laquelle elle était en colère... mince alors...
Je me sens tellement paisible d'un coup, c'est étrange...
Je...
Crois...
Que...
Je...
Sombre...zZz.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Mar 27 Nov 2012 - 19:30
S'éloignant des deux fauteurs de trouble, Léa entendit le professeur fait enfin son boulot et donner quelques instructions au pauvre nouveau venu. Il était mal tombé, ça c'est sûr, mais bon comme tout le monde il finirait bien par s'y faire. Après tout, s'il avait été choisi pour devenir un Dieu plus tard, c'est bien qu'il ne devait pas être stupide. Avec un peu de chance, il allait continuer à poser ses questions à Pietro et ils resteraient ici tous les deux pendant un bon moment. Dehors, il n'y aurait sûrement pas grand monde, la foule des élèves ne se massait pas au Temple, et Léa aurait un peu de calme.

Mais c'eut été trop beau, et elle entendit bien vite des pas la rattrapaient. Se barrer en courant l'aurait sauvée ? Pas sûr... ce n'était pas Maodan mais le professeur qui l'avait rejointe alors qu'elle posait une main sur les grandes portes dans le but évident de les ouvrir et de sortir. D'où il lui sortait ce qu'elle aimait faire dans sa dernière vie ? Il se prenait pour qui ? Cela l'agaça bien plus que la pique qu'il lui lança ensuite. Après tout, pourquoi pas ? Le toit du Temple pouvait être intéressant et qui irait grimper dessus ? En prime, ça lui ferait un chouette défi à relever pour tester son contrôle des limites. Mais plus tard. Pour l'heure, elle décocha un regard mauvais à Pietro.

- D'où vous savez ce que j'aimais faire ou pas de mon vivant ? C'est sûrement pas dans mon dossier.

Il espionnait les gens ? Enquêtait sur leur ancienne vie ? C'était peut-être un psychopathe lui aussi - tous les professeurs semblaient timbrés dans cette école - ou un maniaque qui voulait tout savoir sur les autres ? S'il savait qu'elle aimait grimper aux arbres, que connaissait-il d'autre de sa vie d'humaine ? Et de sa vie actuelle ? Ca ne lui plaisait pas du tout. Connaissait-il son domaine divinatoire ? Hum... non. Il aurait compris son attitude et l'aurait sûrement laissé tranquille. C'était toujours ça qui restait secret. Mais ça n'empêchait pas qu'elle n'appréciait guère ce qu'il disait.

Apparemment il comptait lui aussi sortir, ainsi que Maodan, ce qui était somme toute logique : le nouveau ne risquait pas d'avancer en restant planté là. Songeant que l'air extérieur pourrait l'aider à éviter d'étriper quelqu'un, la jeune fille poussa la porte et sortit, mais en gardant un oeil sur Pietro : pas question de le laisser s'en tirer comme ça. Elle comptait bien obtenir une explication, et peut-être ensuite rentrerait-elle pour retrouver le calme du Temple. Sauf qu'elle entendit Maodan parler de rester là pour le moment. Et crotte... il allait quand même pas camper ici ? Tsss. Restait qu'à espérer qu'il bougerait de là le temps qu'elle cuisine le professeur.
Invité
avatar
Invité
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Mar 27 Nov 2012 - 23:06
Je jetais un coup d’œil derrière moi, Maodan nous suivait. Ainsi c'était fait, il n'était pas si difficile d’accueillir de nouveaux élèves...on n'avait pas grand chose à faire en fin de compte, si ce n'est les rassurer un minimum. Léa menait la marche, je la suivais, Maodan fermait la marche. Cependant, et quelque part à mon plus grand plaisir, Léa se stoppa net alors qu'elle était toute proche des portes et se retourna vers moi d'un air furibond. Elle me demanda comment je connaissais ce détail de sa vie sur terre. En effet ce n'était certainement pas dans son dossier d'élève. Qu'est-ce que j'en savais après tout, je ne lisais pas les dossiers d'élèves. Je ne savais même pas si il existait des dossiers scolaires. Mais peu importait, j'avais fait tiqué sa curiosité. Deux bonnes choses de faites, j'avais quelque peu aidé un nouvel élève, et j'allais pouvoir faire plus ample connaissance avec un deuxième.

Léa s'avança apparemment très en colère vers la porte qu'elle ouvrit à la volée. Elle s'éloigna quelque peu mais me jeta un regard, je suppose qu'elle ne voulait plus me lâcher tant que je n'aurais pas répondu à ses questions. Je me retournais pour voir où en était Maodan. Ce que je vis était surprenant, le jeune homme vacillait quelque peu, les yeux emplis de fatigue. Il bailla très fortement et se laissa aller sur un banc. Quelques secondes à peine plus tard il s'endormit. Je vins vers lui, m'assurer que tout allait bien. Il était simplement en train de dormir, comme ça, tout naturellement. Je ne me rappelais pas avoir été particulièrement fatigué lors de mon arrivée sur l'Académie. Mais après tout chacun devait avoir sa manière de réagir à ce passage de la mort à une nouvelle vie.

Je tournais mes yeux vers le fond du Temple, empli d'images religieuses et fit la prière silencieuse.

* Hey Dieu, prend bien soin de lui, comme tout les autres il aura besoin de toute l'aide nécessaire pour s'en sortir ici.*

Le sourire aux lèvres je tournais le talon et me dirigeais vers la sortie. Je ne fus pas surpris de voir que Léa était encore là, toujours l'air aussi peu aimable. Je refermais la porte derrière moi et m'allumais une cigarette. Je profitais un court instant de l'air de l'extérieur, du soleil, et de ma première bouffée de nicotine. Enfin, je posais finalement les yeux sur Léa, mon attitude particulièrement rieuse et bienveillante contrastait avec son apparence particulièrement odieuse. Si elle avait eu les moyens de me tuer, j'étais prêt à parier qu'elle l'aurait fait. Quoiqu'il en soit je lui annonçais.

- Curieuse n'est-ce pas ? Ne restons pas ici, il y a trop de monde et je pense que tu veux du calme. Si tu tiens vraiment à en savoir plus, je t'invites à me suivre.

Je m'éloignais tranquillement, une main dans la poche, l'autre tenant ma cigarette que je ramenais à ma bouche à intervalles réguliers. Je n'avais même pas besoin de me retourner pour voir si Léa me suivait, j'en étais persuadé. La journée risquait d'être certainement bien plus sympathique qu'elle n'avait commencé.
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] - Sam 1 Déc 2012 - 9:57
Vous formez un drôle de groupe, et Léa est toujours aussi agressive. Bonne chance pour la gérer Pietro. Et Maodan, si tu as besoin, viens faire un tour au bureau des directeurs.

Maodan O'Riordan : 230 xps
Léa Dolce : 250 xps
Pietro Alighieri : 230 xps


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Contenu sponsorisé
Re: "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé] -
"Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé]
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» "Et c'est ainsi que je rouvris les yeux..." [terminé]
» Ainsi sera ta vie [PV Mistral Glacé]
» Frère... puis-je t'appeler ainsi? Tant de temps s'st écoulé..
» "Ainsi, font, font, font, trois p'tits tours et puis s'en vont." (Avec Isa)
» Le destin en a voulu ainsi... [poste unique]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Temple de Deus-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page