Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Open your Eyes [Rp Solo & Terminé]

 
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Open your Eyes [Rp Solo & Terminé] - Ven 9 Nov 2012 - 18:54

« Breathing life,
Waking up My eyes,
Open up. »


« Réveille-toi, la vie t’appelle. »
Ses yeux semblaient lourds et incapable de s’ouvrir. Elle entendait encore la détonation résonner au loin. Elle n’arrivait toujours pas à comprendre. Elle allait se réveiller, ce n’était qu’un mauvais rêve. Kôta serait à ses côtés et tout irait bien. Oui, tout irait bien. Peut-être qu’à force de le répéter, cela finirait par sonner vrai dans sa tête. Elle voulu se pincer mais son corps ne lui répondait plus. Elle avait l’impression d’être un de ces esprits libres dont sa mère lui racontait les légendes enfin. Mais ce n’était qu’un mythe, rien de plus. Ce serait bientôt fini, bientôt. Elle devait attendre. Kôta serait là, bientôt. Il la prendrait dans ses bras et la rassurerait comme à son habitude, lui disant que tout ceci n’était qu’un cauchemar. Un de plus. Alors il poserait sa main sur son ventre et chuchoterait tout bas des mots que seul son enfant pourra entendre. C’était toujours ainsi. Il n’y avait aucune raison pour que cela change. Elle allait basculer de l’autre côté et se réveiller enfin. La détonation était le signe annonçant la fin du rêve. Elle était décédée et allait ouvrir les yeux, retrouver les vivants et ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir. C’était juste plus long que d’ordinaire.
Le réveil ne se passait comme auparavant. Elle avait froid et chaud à la fois. Ses yeux ne daignaient toujours pas s’ouvrir. Un liquide coulait le long de son corps. C’était gluant. Elle reconnut toutefois l’odeur métallique spécifique au sang. Elle saignait. Elle n’avait pas mal pourtant. Elle voulu appeler à l’aide mais ses lèvres restaient éperdument serrées. Son corps ne lui répondait toujours pas. Elle avait l’impression d’être une poupée de chiffon entre les mains d’une force qui la dépassait. Kôta. Où était-il ? Elle voulu porter machinalement sa main sur son ventre, sentir la vie en elle, ce petit corps qui bougeait au rythme de son souffle, qui s’ébattait déjà en elle. Elle réussit à déplacer sa main sur son ventre. Sentir son enfant, sa fille, rien qu’une fois. Rien. Il lui manquait une partie d’elle. On lui avait volé sa fille, sa chère petite fille qui devait grandir en elle n’existait plus. Elle aurait pleuré si ses yeux n’étaient pas aussi secs. Maintenant, peu importait qu’elle se réveille ou non, peu importait qu’elle reste à jamais coincée dans ces limbes obscures et terrifiantes, sa raison d’être n’était plus.

Le froid avait laissé place à la chaleur. La sensation désagréable avait disparu. Elle ne sentait toujours aucune douleur. Aucune physique du moins. Mais son être semblait ébranlé. Adieu belle enfant. Tout ce qui l’importait pour le moment était de crier. Crier sa peine au monde entier, aux autres âmes errantes, elle avait besoin d’exorciser sa douleur. Mais encore faudrait-il que ses lèvres se descellent, que son corps entier accepte de lui obéir. Mais il n’en était pas ainsi. Ce voyage lui sembla durer une éternité. Un voyage au cœur-même des abysses les plus profondes et des ténèbres les plus obscurs qui soient. Elle pouvait entendre le sillage des ombres derrière elle. Cela ne l’effrayait pas. Elle n’avait plus peur désormais. Ce sentiment lui semblait devenu inconnu. Elle se laissait porter par cet étrange courant et rêvait à une vie meilleure. C’était tout ce qu’elle pouvait faire.
L’obscurité semblait avaler tout ceux qui avaient la bêtise de s’y avancer. Lyra comprise. Elle avait perdu toute notion du temps. Ce calvaire semblait durer une éternité. Si tel était le cas, elle avait une notion bien minime de l’éternité. Elle aurait aimé tenir celui qui lui avait tiré dessus, juste pour avoir le privilège ultime de lui ôter la vie. Un de plus ou un de moins, quelle différence ? Mais en vérité, c’était le contraire qui s’était produit. La souris avait fini par se faire piéger. La réalité lui sauta en plein visage. Elle était morte. Elle était en Enfer. Voilà pourquoi elle ne voyait rien, voilà pourquoi elle avait soudainement si chaud. Cela ne l’étonna même pas. Etant donné ses actes passées, il aurait été étrange qu’elle aille au Paradis ou autre endroit qui soit où les oiseaux chantaient, le soleil brillait et le ciel toujours bleu – un peu cliché. Elle se sentirait mieux entourée d’autres damnés plutôt que d’être avec des niais.

Long soupir. Ce n’était que le premier d’une longue succession. Elle se savait ici pour toujours. Elle aimerait que ses yeux s’ouvrent. Juste ça, était-ce trop demandé ? Le noir complet commençait à l’angoisser. Elle allait en être malade si cela continuait ainsi. Etrangement, elle songea à Nikolaï. Si seulement elle n’avait pas tué ce crétin – et d’autres aussi – elle ne serait pas ici. Tant pis. Ce qui est fait, elle ne pourrait rien y changer. À la limite lui jeter du sang, et encore, elle ignorait si cela aurait été un quelconque effet étant donné qu’ils étaient tous deux morts.

La lumière l’éblouit. De l’obscurité elle passait à une clarté éblouissante. Elle n’était pas préparée à cela. Elle cligna des yeux. Des yeux. Ils s’étaient enfin ouverts ! Elle aurait pu sauter de joie tant cela la rendait heureuse. Son corps était étendu au sol contre de la pierre. Elle resta allongé quelques instants durant à savourer ce ciel bleu et laisser ces rayons caresser sa peau claire. Elle ne comprenait rien à rien mais elle n’allait pas se plaindre. Etait-elle finalement au Paradis ? Cela lui paraissait bien étrange. Elle entendit des cris d’enfant ou du moins d’adolescents. Pur entendre brailler des gosses, c’est qu’elle était bel et bien en Enfer, y avait aucun doute là-dessus. Elle tourna la tête en leur direction. D’autres jeunes étaient allongés tout comme elle, attendant leur éventuel réveil. D’autres se baladaient dans les environs et d’autres encore étaient à genoux, psalmodiant des prières. Cette vision ne plaisait guère à Lyra. Tout cela lui rappelait son enfance dans cette secte de fous. Hors de question de rester ici. Elle se leva d’un bond et finit par tomber nez à nez avec un homme – enfin un adulte parmi ce monde d’enfants ! – qui lui souriait, tenant une feuille à la main.

- Bienvenue dans la Deus Académie, à toi de poursuivre ta propre route, d'assurer les cours et de te surpasser !

L’homme disparu à travers une fumée épaisse. Lorsqu’elle se dissimula enfin, Lyra ouvrit de grands yeux interloqués, voulant comprendre par quel miracle ce tour de magie avait eu lieu. La feuille qu’il tenait tomba à ses pieds. De la paperasse à peine arrivée. Super.
Toujours est-il qu’elle n’avait pas compris grand chose. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi elle ? Les morts finissaient tous ici ?
Alors elle fut prise d’un fol espoir. Elle était vivante. Alors pourquoi pas sa fille. Elle toucha à nouveau son ventre, souhaitant de tout son cœur sentir à nouveau les battements de pied de son enfant contre elle. Mais rien. Seul le silence lui répondit. Elle se mordit la lèvre. Elle manqua de fondre en larmes. Mais ce n’était ni le moment ni l’endroit pour s’apitoyer sur son sort. Elle n’était pas ainsi. Cette jeune femme prête à pleurer, ce n’était pas elle. Ou du moins plus elle. Hors de question de se laisser attendrir par la vie – ou la mort – elle s’y refusait.

Vivi était morte à l’instant où cette balle l’avait touchée de plein fouet. Il était temps pour Lyra, celle de son adolescence, d’apparaître à nouveau. Et pour l’éternité. Son cœur devait devenir de glace, ses sentiments impassibles et ses expressions invisibles. Elle devait redevenir l’adolescente froide qu’elle avait été. Pour survivre dans ce nouveau monde. Pour oublier sa vie passée. Pour toutes ces raisons, elle devait devenir une autre. Ou plutôt redevenir celle de son enfance. La Russie l’avait forgée mais l’occident l’avait ramollie et attendrie. L’amour est une bien étrange chose. Elle était prête à tout pour Kôta même à porter son enfant. Si elle ne l’avait pas rencontré, elle serait restée la même, la Lyra d’antan, celle jouant des coudes, trichant aux cartes et crachant sur qui bon l’importuner. Cela lui manquait de ne plus agir ainsi. Mais là, elle disposait d’un nouveau départ ; personne ne la connaissais. Elle pouvait être qui bon lui sembler. Même celle d’autrefois. Un sourire vint éclairer son visage. Au moins son intelligence ne l’avait-elle pas quittée.

Elle ramassa la feuille. Tout était consigné noir sur blanc. Il était question de don de toutes sortes. Le sien était noté aussi. Elle avait un don, première nouvelle ! Son nouveau métier était lui aussi écrit : archiviste. Passer de tueuse à dépoussièreuse de vieux papiers, il y avait là un grand changement, il faut l’avouer ! Elle n’avait pas l’habitude des vieux documents, elle allait devoir prendre des gants avec – au propre comme au figuré – pour éviter que ces vieux manuscrits ne se craquèlent entre ses doigts. Elle allait avoir affaire aux documents originaux, porteurs de l’histoire de l’académie. Un bon moyen pour en apprendre davantage là-dessus car on ne peut pas dire que ce jeune homme lui ait été d’un réel secours à part pour lui embrumer les poumons avec sa fumée.

Elle porta sa main à sa taille. Au moins ses deux poignards étaient-ils toujours là. Tant mieux. Elle n’avait pas tout perdu lors de sa mise à mort, c’était déjà ça. Elle en attrapa un et joua avec, le manipulant d’une main à l’autre avec une aisance qui faisait plaisir à voir et en pâlir plus d’un. D’un geste, elle lança la lame et la vit se planter sur une araignée qui passait par là. Elle n’avait pas tout perdu de son entraînement long et rigoureux à la secte. Elle s’étira et donna un coup de jambe dans le vide, juste pour vérifier si son corps était toujours aussi souple qu’autrefois. La jambe frappa l’air en un mouvement ample et circulaire puis retoucha le sol. Pas trop rouillée pour quelqu’un qui n’avait pratiqué aucun exercice depuis bientôt deux ans. Elle recommença. Vivre lui procurait une drôle d’euphorie qu’elle ne connaissait pas. Elle ne devrait pas s’épuiser mais sentir ses muscles se tendre et pousser sur ses limites lui rappelait à quel point il faisait bon de vivre. De revivre. Elle se sentait l’âme jeune et rafraîchie de plusieurs années. Elle n’était pas si vieille mais son corps semblait avoir une éternité. Elle arrêta ses différents étirements. Elle aurait tout le temps désormais de s’entraîner à loisir le matin, au lever du soleil, comme autrefois. À nouveau, elle songea à Nikolaï. Non, elle ne devait plus penser. Ni à lui, ni à son frère, ni à Kôta ni même à ce bébé qui avait commencé à grandir en elle. Elle devait faire abstraction de passé pour se concentrer sur sa nouvelle vie. Ici.
Elle observa la feuille et y vit un plan de l’établissement. Elle l’observa suffisamment pour ne pas à avoir à y jeter un coup d’œil de suite. Elle n’avait jamais été très douée en orientation mais à sa plus grande surprise, le plan lui apparu fort simple et elle n’eut aucun problème pour s’en souvenir et avancer en direction de l’Académie. Mieux, d’y circuler. Enfin une bonne nouvelle.
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Re: Open your Eyes [Rp Solo & Terminé] - Dim 11 Nov 2012 - 16:51
Je n'ai qu'une seule chose à ajouter : bienvenue dans l'académie !

Lyra Vilkas : 250 xps


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
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