Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Au service de l'académie ! [Mission accomplie]

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Au service de l'académie ! [Mission accomplie] - Jeu 1 Nov 2012 - 16:42
Atios était allongé sur son lit. Combien de temps lui restait-il pour se faire un choix ? 24h environ. La journée avait été longue. Très longue. Comme toutes les journées où il était calme. C'était certes la nuit d'Halloween, mais il restait dans sa chambre temporaire, en solitaire. Son haut-de-forme posait sur son bureau, sa longue cape manteau à l'entrée, sur son porte-manteau, il se laissait aller à lézarder en silence, en fixant l'obscurité relative à l'extérieur de l'académie. Les dortoirs étaient vivants, dans le sens où les gens faisaient la fête, s'amusaient, se faisaient des farces. Mais Atios n'avait personne à qui faire des farces. Il avait tout au plus accepté -de se déguiser pour l'occasion, toute la journée. Cela avait été rafraichissant, voire amusant, notamment lorsque les gens l'ont vu arrivé en classe, mystérieux et solitaire comme à son habitude, portant des habits certes élégants, mais légèrement vieillot. Il ressemblait effectivement à ces gentlemans du XIX siècle, ou à ces magiciens, même s'il tenait plus du premier exemple que du second. Ah, les journées ici n'étaient pas si longues que ça... Mais il n'aimait pas trop les cours. Parce qu'il brillait bien trop fort lorsqu'il s'agissait de se battre. Tant qu'aucune magie ne venait briser l'équilibre des forces, il était rare que quiconque puisse lui imposer sa loi, dès lors qu'il portait une épée entre ses mains. Beaucoup chuchotaient derrière lui, si bien qu'il se demandait si le mieux n'était pas de se laisser faire en cours de combat et de maniement des armes, histoire de détourner l'attention de ses camarades sur d'autres élèves qui, eux, aimaient l'idée de briller pour les autres. Être le meilleur... C'était séduisant. Mais il avait peur que cela lui attirent des ennuis. "Être populaire..." ne serait pas si mal... Dans le fond... Est-ce que serait vraiment si cool ? Arf. Dans un sens, s'il avait autre chose que les cours pour l'occuper, cela lui ferait très plaisir, mais là aussi, toute activité d'intérêt général attirerait l'attention sur lui. D'un autre côté, quand il s'ennuyait trop, il attirait aussi l'attention sur lui. Atios attrapa un de ses oreillers et se recroquevilla sur celui-ci en le tenant dans ses bras. Il suffisait de voir du combat à la cafétéria... "Shaad Princeton..." s'échappa de sa bouche, alors qu'il se remémorait le jeune homme.

Une partie de lui savait qu'il le reverrait et qu'il allait devoir le surveiller. Ce garçon était un danger avant tout pour les autres, mais aussi pour lui-même. Et puis, il avait tendance à l'oublier, mais sa santé était précaire. Même si dans l'académie, il était en sécurité, à cause des protections de celle-ci, s'il sortait en dehors du territoire de celui-ci et qu'il activait trop longtemps son réacteur, son corps risquait d'en mourir. La seule solution qu'il avait été de laisser le temps faire et de suivre les cours, s'entraîner à le supporter... Mais il n'aimait pas l'idée de vivre comme une bombe à retardement. Depuis qu'il était ici, il avait eu le temps de le voir s'emballer et de le contrôler un minimum ... Encore maintenant, il savait comment déclencher le contact et provoquer l'allumage, mais aussi l'éteindre. Il savait aussi les violentes douleurs qu'il encourait s'il abusait de ses propres pouvoirs. Il se releva et se dirigea vers le miroir, pour se contempler droit dans les yeux... Que devait-il faire? Croire que devenir une divinité arrangeait bien des choses était faux. Mais soudainement, il vit du coin de l’œil, une lettre apparaître au-dessus de son bureau, dans un petit flash de lumière. Atios prit son coupe-papier et ouvrit avec délicatesse la lettre, signé par le directeur, Isanagi Tensho. Atios écarta quelques mèches de cheveux, prit la lettre entre ses fines et délicates mains, avant se de balancer en arrière en la lisant.

<< Bien le bonjour, Kurokami Atios... Un ordre de mission ... Des élèves qui se sont explorés dans l'observatoire et qui se sont enfuis parce qu'ils ont vut des silhouettes dans les ténèbres ? Que trouillards... C'est donc à moi d'aller voir ce qui se trame là-bas. Quel heure est-il ? >>

Atios reposa les quatre pieds de la chaise au sol, craignant de perdre l'équilibre tôt ou tard et sorti de sa poche droite son portable. "20: 13...". Le couvre-feu était pour dans environ deux heures moins le quart. S'il devait y aller ce soir, ce serait maintenant. Le soir de Halloween... Isanagi voulait-il tester le courage du jeune homme? Il s'imaginait presque le père de Maya, l'attendre dans un recoin sombre de l'observatoire, clope aux lèvres, en guettant son arrivée pour tenter de lui faire peur ... "Lol, impossible.". Dit-il en pouffant de rire. Le jeune homme s'étira, levant les bras, haut vers le plafond de sa chambre. Après tout, c'était le moment de se rendre utile. Il fallait voir ça comme une bonne occasion de dépasser le couvre-feu et se balader toute la nuit sans risquer une sanction ou même un blâme. Atios enfila sa cape, vint chercher son haut-de-forme : Sherlockatios Holmami était prêt à mener son enquête dans l'observatoire. Puis, il fit apparaître Excalibur qu'il accrocha à sa ceinture, il ouvrit la porte dans le couloir plein d'élèves déguisés et occupés à faire la fête. On le salua, salutations auxquelles il répondit de bon cœur. Certains lui demandèrent s'il avait encore prévu de se balader toute la nuit pour mieux arriver en retard demain, Atios répondit malicieusement que pour une fois, il avait la permission de le faire et quitta les dortoirs, s'aventura en cette nuit d'Halloween, dans l'obscurité de la nuit des morts. Des élèves déguisaient en fantôme couraient partout à travers les couloirs, dehors, des citrouilles avec des bougies, des fausses toiles d'araignées : il était clair que la veille de la Toussaint avait pris possession de la Deus Académia. Atios et son déguisement de sorcier Gentleman reçurent quelques compliments et Atios bénéficia de quelques dons de sacs de bonbons en récompense. Il accepta humblement ces présents en remerciant les élèves. Finalement, passant par la très fameuse place de l'horloge, cet endroit qu'il fréquentait quotidiennement dans ses pérégrinations au travers de l'école, il se rendit à l'entrée de l'académie. Même si c'était plus, pour les élèves, la sortie de l'académie que l'entrée... La grille était fermée et personne ne semblait être là pour surveiller. Le jeune homme soupira en dégainant son épée. Parfois, il fallait employer les grands moyens, se dit le jeune homme en découpant le cadenas et les chaines, lui ouvrant la voie vers l'extérieur de l'académie.

La nuit était splendide. Après tout, la pleine lune rejoignait les étoiles. Rien de mieux pour s'assurer d'une magnifique nuit d'aventure et un joyeux Halloween. Les astres lumineux, lointains, témoins qu'une notion d'espace existait dans la dimension de l'académie, illuminaient avec une pureté éclatante, le ciel nocturne, rappelant à Atios avec nostalgie une époque où les lampadaires ne pullulaient pas dans les rues et une époque où ceux-ci l'empêchaient d'examiner ce ciel nocturne, les étoiles se battant avec les lueurs orangées, pour autant de preuve de l'avancée de la civilisation, capable d'affronter l'obscurité de la nuit et couvrir l'absence de l'astre solaire. Ici, au contraire, l'extérieur de l'académie semblait être un désert humain. Il se souvenait qu'aucune carte de cette dimension et de l'académie, n'indiquait ce qu'il y avait après les lieux abandonnés de celle-ci. Il imaginait difficilement qu'au-delà de la grande forêt, il existait une grande plaine vide... Comme Camlann. Arf. Assez de souvenirs. Il était temps d'avancer sur les routes désertes. Atios tenait Excalibur de sa main droite, qui brillait d'un éclat doré, alors qu'il fit apparaître deux sphères lumineuses, dorées, pour s'éclairer dans les ténèbres. S'avançant au travers des jardins, dits "entortillés", il entendit un cri au loin ... Il courut vers la provenance, arrivant dans une place avec une grosse plante au milieu, qui détenait dans ses lianes, une jeune demoiselle de l'académie. Le porteur de l'épée sacrée se jeta vers l'avant, esquivant un jet de pierres mortelles avant de courir, épée en main. Les coups partirent tels le vent et Atios, bondit, rattrapant la fille au vol, avant de se réceptionner correctement. Il la reposa au sol avant de rassembler un peu d'énergie dans son épée... C'était pitoyable comparer au passé, mais il fallait faire avec. Il tira une vague de lumière sur la plante, la tuant dans une légère explosion lumineuse qui put sûrement se voir depuis l'intérieur de l'académie. Il n'avait pas rouillé, en ce qui concernait se servir de la capacité de son épée, c'était déjà ça. Mais il eut un profond vertige ... Fébrilement, le roi des chevaliers se saisit d'une pilule bleue d'une plaquette dans la poche de sa veste et l'avala rapidement. Le spasme dans sa poitrine s'arrêta rapidement... Obligé de se servir de médicaments pour ne pas être inutile... Quel... Déshonneur.

Finalement, la jeune fille se présenta rapidement et Atios fit de même. Elle lui expliqua que ses amis s'étaient déjà rendus dans l'observatoire pour Halloween. Un stupide test de courage qui risquait de mal tourner. Des grognements étranges et des créatures bizarres s'étaient attaqué à eux et elle avait fui, terrorisé... Le jeune homme poussa un profond soupir, exaspéré. Ils avaient foiré. Le jeune homme lui indiqua de rapidement rentrer pour prévenir de la disparition de ses camarades à l'académie et il se mit à courir vers l'observatoire. Le temps pressait. Selon ce qu'ils trouvaient dans les alentours, ils couraient un grave danger... Il courut, aussi vite qu'il put, bien qu'il détestât cela. Il fallait être vif, précis, rapide : des vies étaient potentiellement en jeu. Son visage, d'habitude, si vide, était mué d'une détermination et d'un sérieux que personne n'avait eu le loisir d'observer jusqu'à maintenant. Arrivé devant la tour équipée d'un observatoire astronomique, vide depuis longtemps, il semblait du moins, grand de quelques étages, Atios soupira. La lune était magnifique, mais elle semblait presque le narguer. Les alentours étaient vides, comme si la nature respectait l'utilité des lieux. Quelques secondes passèrent... Il fallait y aller. Ses sphères à l'avant, il rentra au rez-de-chaussé. L'observatoire était étonnamment large ; le jeune homme en mission s'en rendit compte à l'intérieur de celui-ci. Le premier étage était vide, mais il eut un mauvais pré-sentiment. Au sol, il y avait un peu de sang, dans le coin d'un mur. Il grimpa à l'escalier en colimaçon vers le prochain étage, en entendant de bruits de luttes et des cris. Deux élèves se débattaient avec une goule, qui était devant l'escalier permettant de redescendre... Atios était arrivé de justesse, un des deux jeunes hommes était mordu au bras. L'autre était à bout de forces et semblait avoir retenu les créatures grâce à un bâton qui semblait s'être cassé au cours de la lutte.

Profitant de l’opportunité, le jeune homme frappa l'une des créatures nécrophages au visage d'un puissant coup de pied, qui avait été renforcé par l'application de sa magie de la lumière, décuplant la force d’impact du coup, envoyant l'horreur contre un mur, dans un bruit de craquement peu ... Goulu. La créature recula vers celle qui était tordue dans une position assez effrayante. Le jeune homme se demandait vraiment s'il n'avait pas tué la créature de son simple coup de pied. Néanmoins, elle se releva, dans un second craquement. Elles grognèrent ... Comme deux goules peu contentes de l'irruption d'un intrus sur leur terrain de chasse. Atios connaissait bien ces saloperies. Elles affectionnaient les grands champs de bataille, pour les cadavres qu'elles peuvent dévorer sans modérations. Le jeune homme fit signe aux élèves de s'enfuir, ce qu'ils firent sans rechigner. Les goules hurlèrent en voyant que leurs proies partaient, mais rabattirent leurs regards voraces et leurs haleines fétides de nécrophage en décomposition vers lui et ses sphères lumineuses. Elles commencèrent à se préparer à lui sauter dessus. Accompagnant leur mouvement, le porteur d'Excalibur s'avança vers l'avant, en découpant une au passage sans aucun remords, alors que l'épée s'enfonça dans le torse amaigri de la créature nue, avant de trancher par les côtes, la colonne vertébrale dans une gerbe de sang vert, qui s'étala au sol et un hurlement strident. La seconde tenta de l'agripper au bras et de souffler son haleine fétide, dans l'espoir de le paralyser...

"Ne me touches pas."

La suite fut ponctuée d'un craquement assez violent. Lâchant d'une main son arme, il venait d'asséner un puissant uppercut à la goule, lui brisant le menton et la mâchoire et la faisant tomber en arrière. Atios enchaîna par un second coup de pied, celui-ci, en marteau, dans la cage thoracique de la créature, lui brisant effectivement tout son contenu et l'achevant au sol, dans un grognement dégoûtant et un crachat de sang verdâtre au sol, après quelques tremblements nerveux. Le jeune homme soupira. Il n'aimait décidément pas tuer, peu importe la créature. Mais il manquait une personne du groupe de quatre élèves. Une fille... Il restait quelques étages inexploré à l'observatoire : il fallait prier que la demoiselle soit encore en vie. Atios grimpa à l'étage suivant ... Mais dans l'obscurité, une petite créature se mit à gronder pour lui faire peur. Elle semblait être plus effrayé par la présence du jeune homme qu'agressive ... Question de priorité, il viendrait s'en occuper plus-tard. Sans même la regarder plus longtemps, il grimpa à l'étage suivant en disant : "Je reviendrais te sortir d'ici plus-tard.". Les étages suivants étaient éclairés par la lumière de la pleine lune, rendant les lieux plus froids et poétiques... Mais il continua de grimper les derniers étages jusqu'au sommet, Excalibur en main.

Le sommet de l'observatoire était plongé dans les ténèbres. Une de ses sphères de lumière s'avança vers le fond de salle, vers la jeune fille, blessée, la jambe cassée au sol. Atios allait s'avancer vers cette dernière, mais une masse vint le frapper dans les côtes avec une force si grande qu'il eut non seulement le souffle coupé, mais une de ses côtes se brisa net et il vola contre le mur, avant de retomber lourdement au sol. Il roula au sol pour éviter un second coup avant de se relever, en se tenant le ventre, tellement la douleur était percutante. Il avait été imprudent et n'avait pas eu le temps de réagir et de parer, même s'il avait senti venir le coup. En face de lui, se tenait une magnifique créature anthropomorphique, poilue, cornue, armée d'une masse à humain. Ses yeux, vicieux, cruels, cherchaient à identifier la menace et la dangerosité d'Atios, le jaugeant lentement mais sûrement.

La créature l'avait entendue monter et s'était mise en embuscade. Elle semblait avoir élu son domicile ici et ne semblait pas très heureuse de voir des jeunes humains venir la déranger. Et comme punition, celle-ci semblait s'être mit en tête de les tuer. Ou pire, de les manger. Des jambes de boucs, le torse à découvert, la créature se mit à rire et à dire : ▬ Héhé, deux jeunes sots qui n'auraient pas dû sortir de leur précieuse académie ... Comme je suis chanceux ...

Ne penses pas t'en sortir, homme-bête... Si tu m'as tendue une embuscade, c'est que tu as entendu la clameur des combats... Les élèves sont partis chercher du secours à l'académie. D'ici très peu de temps, des gens bien plus qualifiés que moi vont débarquer ; des maitres du combat et de la magie ... Crois-tu vraiment qu'il est judicieux de continuer de te terrer ici ?

Tu marques un point : je dois partir d'ici... Mais pas sans avoir débarrassé cette dimension de ton existence... Humain !

La créature, dans un grognement, se jeta à l'avant, sur un Atios affaibli par le coup qu'il avait reçu ... Mais il était un guerrier professionnel. De plus, il se sentait étrangement bien : son sourire était celui d'un chasseur en pleine euphorie face à une proie potentielle. Les deux semblaient être prêts à chasser l'autre, ce qui se confirma quand leurs armes se rencontrèrent, dans des claquements sonores de métal s'affrontant. Ce qui étonnait l'homme-bête, c'était que le jeune homme se battait avec aisance malgré ses vêtements et ses blessures. Ses yeux avaient aussi une intensité étrange, comme s'ils brûlaient. Il souriait, imperturbable et parait chaque coup avec une aisance surnaturelle, comme s'il devinait chaque fois où il s'apprêtait à frapper. La créature, cependant, ne se laissait pas gagner par la panique et se défendait de son mieux. Mais plus le temps passait, plus le garçon portant un haut-de-forme semblait s'amusait et se balader dans les passes d'armes.

Qui es-tu, Humain?

Moi ? Je suis Atios. Simplement Atios.

Atios sourit encore davantage et s'élança vers l'avant. Attrapant la masse à mains nues, notamment car elle n'était pas pourvue de pique, le jeune homme fit quelque chose d'improbable pour son adversaire : tel un maestro avec sa baguette, il fit tourner Excalibur et sa poignée dans sa main, amenant la lame vers le bas, en empêchant son adversaire de s'éloigner trop, malgré qu'il recula d'un pas, esquivant la rotation de l'arme. Néanmoins, la créature hurla quand la pointe s'enfonça de toute sa longueur dans son genou et son tibia, tel un poignard. Oui ... Atios venait d'utiliser une épée comme un poignard. La créature écarquilla les yeux et sa gueule resta entrouverte, quand ce dernier le désarma par la suite et fit de nouveau pivoter dans sa main la garde, pour la reprendre comme une épée normale, et poser la lame autour de son cou, en le tenant en joue avec la masse qui venait de lui être dérobée. La créature se mit à rire, de plus en plus fort.

Tu n'es pas qu'un simple humain de cette école, gamin. Mais j'aime ton style, vraiment. Tues-moi, j'ai perdu mon honneur en perdant contre toi.

Atios dodelina du visage de gauche à droite pour dire non en libérant le cou de la créature. Il n'était pas un bourreau, après tout. Chaque vie était précieuse, chez les chrétiens et même s'il n'était pas vraiment le plus pieux des croyants, il n'aimait pas verser inutilement le sang de ses adversaires... Il commença à s'approcher de la jeune fille à la jambe abîmée, que le combat avait réveillé, qui s'apprêta à crier en écarquillant les yeux.

Ah, ta naïveté te coûtera la vie, gamin !

Pourtant, elle n'eut pas le temps de prévenir le jeune homme que celui-ci s'était déjà retourné, ayant mis la masse en opposition au niveau du visage de l'Homme-bête qui se brisa le nez de lui-même, s'assommant sur sa propre masse. Un coup de pied plus-tard, son poignard vola à travers la pièce, au sol, contre un mur. Il s'écroula ensuite au sol, après un léger coup de masse sur la caboche, l'assommant pour de bon. Atios soupira et posa la masse au sol, avant de regarder la jambe de la jeune fille. L'os était brisé. La coupable était posée au sol.

Attends-moi deux petites secondes, je te ramène à l'académie dans deux petites minutes.

La jeune fille protesta, ne voulant pas rester plus longtemps en compagnie de l'Homme-bête assommé, mais Atios ramassa la masse et le poignard et descendit jusqu'au lézard voltaïque, après avoir incanté quelques instants et plantés Excalibur devant la jeune fille. Il s'en souvenait, il en avait étudié en classe... Ces créatures n'étaient pas méchantes et surtout craintives. Atios se rapprocha alors de la créature, en étant désarmé, en tendant ses mains vers celle-ci. Il se mangea quelques petites décharges, mais ses gants blancs l'aidèrent à encaisser les décharges et lentement, la créature se laissa faire après s'être faite caresser.

Là, tu vois, je ne suis pas méchant, hein ? Mais tu dois sortir d'ici. Si les adultes te trouvent ici, ils ne risquent pas d'être aussi généreux que moi.

Le jeune chevalier se saisit de la créature et l'amena à l'extérieure, en se débattant et en lui envoyant plusieurs décharges. Elle s'enfuit dans les fourrés, quand il la déposa à l'extérieur de l'observatoire. Il regarda l'heure : "Minuit et quart ? Je dois me dépêcher de rentrer...". Atios se dépêcha de remonter en haut de l'observatoire. L'homme-bête était toujours dans les vapes et la jeune fille poussa un petit cri de joie quand elle entendit quelqu'un remonter. Atios la fit grimper sur son dos et redescendit avec elle, l'observatoire, après avoir rangé Excalibur à sa ceinture, dans son fourreau. D'une main, il téléphona à l'administration et leur expliqua la situation, pour qu'ils envoient les autorités compétentes se débarrasser des cadavres des goules (qui risquaient d'en attirer d'autres), mais aussi de ramener l'homme-bête loin de l'académie, même si quelque part, il se doutait qu'ils pouvaient tout aussi bien le tuer.. Avec un peu de chance, celui-ci se réveillerait avant et s'enfuirait, de toute façon.

Quelques temps après ...

Atios avait rejoint l'infirmerie, qui était ouverte, exceptionnellement, suite à sa demande téléphonique. Il déposa la jeune fille et expliqua la situation, notamment pourquoi cette fois, il était sorti de nuit ET à l'extérieur de l'académie. La gloire était pour lui, pourtant, il partit vite de l'infirmerie. Il n'aimait décidément pas, être sous les projecteurs. Pourtant, il le savait, pragmatique : ils étaient saufs à cause de lui. Rien que cela, allait briser en partie son anonymat.

Fuck this.

Le lendemain, en classe

Les rumeurs battaient leur plein sur lui. Atios avait rangé sa panoplie de Sherlockatios et s'était allongé sur sa table, fatigué par les événements de la veille, mais satisfait du travail bien fait. Baillant, il fouilla l'intérieur de la case de son bureau. Une lettre parfumée était à l'intérieur... Avec un cœur. Le jeune homme soupira un grand coup.

C'est le début des emmerdes, j'en ai peur. Se dit-il, plus pour lui-même qu'autre chose. Oui... Il le savait... Dorénavant, même s'il se la jouait anonyme, les rumeurs sur son succès allaient rapidement faire le tour de l'école. Oh, juste à cette idée, une profonde fatigue l'envahissait. La vie allait désormais être compliquée .. Tout allait se compliquer ... C'était la merde... Ah. Et il avait oublié de réfléchir à la question de ce qu'il devait faire avec Maya. Il ressentit alors une profonde frustration, celle qui vous pousserait à vous taper la tête contre votre pupitre en classe, tandis que le prof s'acharne à faire cours...
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Re: Au service de l'académie ! [Mission accomplie] - Sam 3 Nov 2012 - 13:13
Très bonne histoire dis donc ! J'ai vraiment bien aimé, même si dans les combats (surtout contre l'homme-bête) certaines parties sont confuses et mal aérés (mieux vaut faire des phrases courtes plutôt que d'allonger ta phrase avec des conjonctions). Mais franchement, c'était vraiment bien, la fin m'a fait un peu rire, petit vantard, une petite lettre rosée dans ton casier, hum, intéressant dis donc !

Kurokami Atios -> 350 xps + Une amulette de prévention (Elle t'avertira de toutes présences malsaines dans un périmètre de 100 mètres. Cette amulette s'illuminera d'une lumière violacée en présence d'ennemis. (elle te permettra de déceler la présence d'ennemis de niveaux I uniquement).
Au service de l'académie ! [Mission accomplie]
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