Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Batterie de test - Au-delà des apparances

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Batterie de test - Au-delà des apparances - Lun 22 Oct 2012 - 2:47
Atios n'aimait pas ça. Des tests. Sur lui. Sur sa véritable force. Qui était-il ? Il ne voulait pas revoir ce qu'il avait au fond de son cœur. Qu'est-ce qu'un héros ? Qu'est-ce que quelqu'un de bien ? Des concepts comme la gentillesse ? La bonté d'âme ? On lui avait même donné une fiche de divinité. Quelle idiotie. Il ne voulait pas être un dieu. Un dieu de la lumière ? qu'était-ce donc, la lumière ? Comment la créer-t-on ? Depuis la nuit de temps, le concept de la lumière s'oppose à celui des ténèbres. Et lui, il était donc une divinité de la lumière. Le plus triste était que même lui n'y croyait pas. Il manquait peut-être un peu de confiance en lui. Sa psyché était un plein chaos. Des souvenirs lui revenaient, lentement, chaque seconde, depuis qu'il était ici. Devant les autres, il souriait. Il agissait comme un véritable gentleman, se voulant de sauver les autres. Mais il le savait. Au fond de lui, il le savait. Un complexe assemblage qu'il était. Le concept de persona ... Lui apparaissait soudainement avec une violence certaine. Et des gens ici voulaient un dossier sur lui. Savoir tout ce qu'il avait au fond de lui. Des gens voulaient tout savoir de lui. Et jouer ce jeu ne lui plaisait pas vraiment. Le fond de son être n'était qu'a lui, finalement. Néanmoins, ce test pouvait peut-être l'aider à mieux se connaître lui-même et à s'appréhender avec plus de précision. Une lumière qui voulait connaître sa propre force ... Il n'aimait pas cette idée. Mais il était un chevalier dans l'âme. Un chevalier qui aimait le combat. Qui n'existait que pour briller dans un combat honorable. Ce ne pouvait être qu'intéressant que de se replonger dans un test de mêlée. Le test allait se dérouler dans une salle étrange, aussi il avait attendu, assis en seiza, que l'heure du test débute. Il avait gardé ses vêtements habituels ; pour dire vrai, une voix en lui, s'amusait à lui répéter qu'il n'aurait sûrement pas besoin de vêtement souple ou ample. Qu'il pouvait se battre aussi bien avec une armure lourde où la cage d'une veste de costume.

La salle était ... Blanche. Blanche, jusqu'à perte de vue. Mais ce n'était pas si anormal si on songeait à la réalité de cet univers. Ici, la magie était omniprésente. Ce genre de lieu ne pouvait être, après tout, qu'habituel et imaginable. Il avait fermé ses yeux, patientant en silence, une épée d'entraînement en bois, ou plutôt, un sabre d'entraînement japonais sur les genoux. Il ne voulait pas réellement tenter le diable et demander autre chose. Tant que c'était une lame, les palpitations dans sa poitrine lui disaient qu'il pouvait s'en servir. En fait, il ne savait pas s'en servir. Non, ce n'était même pas ça. Il savait s'en servir. Mais parce que tout son corps était un moyen de s'en servir. Chaque partie de lui-même était une partie de la lame qu'il avait entre les mains. Lorsqu'on lui demanda de se relever et d'avancer vers l'avant, soudainement, des milliers de formes apparurent, toutes dans une garde qu'il reconnut d'un simple coup d’œil. C'était du sabre traditionnel japonais. On lui demanda s'il était prêt. Son instinct lui disait de se méfier. Ils savaient tous se battre. Il pouvait le sentir. Il entendit un décompte. Et puis, il ne comprit pas vraiment ce qui se déroula ensuite. C'était si facile. Ce n'était pas normal. Pourtant, son corps était comme celui d'un danseur lors d'une valse. Il la menait grâce à ce qu'il tenait dans les mains. Ses adversaires n'arrivaient à rien. Naturellement, ses mouvements prenaient place, comme s'il pouvait lire toutes les agressions qui pointaient sur lui. Les désarmer. Frapper. Frapper. Déplacer son pied vers l'avant. Faire une rotation. Un de moins. S'abaisser. Faire une rotation. Clac, clac, clac. Atios s'arrêta. C'était simple. Trop simple. Il se sentait épris d'une ivresse folle. Oui ... Il était en train d'exprimer sa véritable nature. Celui d'un dragon sur un champ de bataille. Un dragon qui s'était voué à des valeurs chevaleresques. Et le seul moyen pour le roi des chevaliers d'exprimer ses sentiments, ce n'était autre qu'ici.

Il était en transe. Peu importe ce qu'étaient ses adversaires, ils n'étaient pas morts. Ses gestes ... Ils étaient là pour neutraliser et non blesser. Quand la mêlée fut terminée, ses adversaires gisaient au sol, inconscient. Néanmoins, ses adversaires n'avaient eu aucun pouvoir, c'est pourquoi il avait pu si facilement les maitriser. Les formes disparurent. Avait-il rêvé ? Continuait-il de rêver ? Soudainement, le blanc trop pur disparut pour laisser place à une colline qu'il connaissait si bien. Son arme aussi avait changé. Elle n'était plus qu'une arme qu'il reconnaissait si bien. Mais ce n'était pas la vraie. Face à lui, se tenait quelqu'un qu'il connaissait bien. Son fils illégitime. Celui qu'il n'avait jamais reconnu. Le combat devait-il vraiment se reproduire ? Il sentit une piqûre sur son bras. Et puis, ce fut un gros blanc. Il sentit son sang bouillir. Comme s'il était fait de lave. Au milieu de sa poitrine, sous ses vêtements, une puissante lumière rougeâtre s'était mise à briller. Et l'air autour de lui s'était mis à fumer. Il poussa un hurlement et perdit connaissance en se jetant en avant sur son adversaire. La suite fut horrible. Disgracieux. Peu importe ce qu'ils lui avaient fait, ce n'était pas le roi des chevaliers. Ce n'étaient que la réalisation de ses instincts. Ceux d'un dragon. Il se déchaîna. Ses capacités avaient certes augmenté, Quand sa conscience reprit le dessus et que sa mémoire revint, il fut horrifié. Mais il se ressaisit. Ce n'était qu'une illusion après tout. Et puis ... La douleur de l'avoir tué ... Il s'en souvenait. Parce qu'il l'avait vécu, revécu, encore et encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, sans jamais pouvoir sortir de cet enfer où son règne et sa vie prirent fin, dans un massacre. L’apothéose de sa propre quintessence en tant que roi, son utopie, n'était plus qu'une dystopie : il ne pouvait pas être parfait. Que ce soit en tant que père, que dirigeant, que chevalier. Au final, il avait échoué.

Pourquoi avait-il voulu ce futur parfait et inaccessible ? Pour que tout le monde soit heureux. Mais cette réflexion, il l'avait déjà eu tellement de fois. Vouloir le bonheur des autres n'était-il pas en soi une manière de satisfaire ses propres envies de bonheur ? Si le postulat était que son bonheur venait de la présence de celui des autres, alors où était-il un roi bon ? N'était-il pas simplement égoïste ? Oui ... Tout comme quand il avait forcé les retrouvailles entre Maya & Isanagi. Il avait été égoïste, pour satisfaire ses propres objectifs. En quoi était-il un dieu de la lumière ? Ce n'était qu'un mensonge. Comment un concept de lumière pouvait être attribué à quelqu'un d'assez égoïste pour ne pas l'être ? Oui. Il avait tellement voulu la perfection que l'ordre qu'il avait imposé à d'autres avait conduit à l'éclatement d'un royaume. Peut-être que Maya & Isanagi se disputeraient malgré ce qu'il avait fait ? Qu'en voulant les aider, qu'en voulant imposer sa lumière, ils les avaient blessés ? Comment pouvait-il faire pour comprendre les sentiments des autres et équitablement les satisfaire ? C'était impossible. En fin de compte, ses angoisses, si refoulées, étaient le moteur pour sa lumière ... Au fond de sa lumière si belle et chatoyante, il n'avait en lui que des ténèbres... Des ténèbres qui voulaient s'estomper pour s'éteindre. Oui, il était un menteur. Son attitude si certaine n'était là que pour cacher ses véritables angoisses et faiblesses. Il était tellement plus facile d'être un tyran et d'être égoïste. La morale, c'est bon pour ceux qui aime se torturer. L'honneur était une forme de morale qui imposait des règles à ceux qui le voulaient bien. Mais ces règles étaient dénaturées. Il avait voulu être parfait et un monde parfait pour les autres dans l'espoir que sa propre imperfection soit corrigée par la même occasion. Dans le blanc retrouvé, loin de la colline maudite, il se regarda son reflet... Oui... Excalibur était le reflet de ses propres volontés. Elle était une épée dorée, à la lumière douce et agréable, parce qu'il voulait apparaître ainsi. Mais au fond de lui, il connaissait son pire défaut.

La colère. Son ire... Il la craignait. Parce que le désespoir était le terreau fertile pour la haine et la vengeance. Si un jour, il perdait la volonté d'aspirer au bonheur des autres, que deviendraient-il ? La lumière est censée être incolore. Elle était d'or, habituellement, chez lui, parce que comme les rayons du soleil, ils berçaient d'une agréable chaleur ceux qui bénéficiaient de ses faveurs ... Mais la lumière pouvait être sombre et vorace. Si un jour, il venait à se briser sous le poids de ses propres idéaux, qu'en resterait-il? L'or perdrait sa teinte pour devenir effrayante. Oui ... Si un jour il venait à perdre de vue ce qu'il jugeait d'important, ou ce qu'il désirait réellement, alors il risquait de devenir le pire des tyrans. Celui qui assumerait le seul désir d'assurer ses propres souhaits plutôt que ceux des autres. Finalement, il respira en sentant la réalité revenir autour de lui. Les tests étaient donc fini ? Ou n'était-ce qu'en définitive, une illusion, un rêve ? Il était faible face aux forts. Il était force face au faible. Que voulait-il vraiment ? Au final, il était humain au moins sur ce point : il ne voulait qu'assurer la pérennité de son propre bonheur. Quels étaient les liens envers cette nouvelle existence ? Mis à part Maya Tensho & Shaad Princeton, il ne connaissait pas grand-chose à cette école. Il oubliait Isanagi. Mais il ne s'était pas intéressé à lui. Parce qu'il semblait .. Tout à fait normal pour être un directeur. La fille en quête de reconnaissance. Le garçon cherchant à avancer malgré que les ombres étaient son existence ... Le père qui voulait voir les autres réussir au point d'oublier sa propre fille...

Et la réincarnation d'un héros dont la plus belle des lumières était en fait une lumière en pleine imposture. La lumière n'avait pas de couleur, de toute façon, en théorie.

- - -

Aïe. Son réveil s'était mis à sonner. Une nouvelle journée s'annonçait. Ce devait donc être un rêve...
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Re: Batterie de test - Au-delà des apparances - Mar 30 Oct 2012 - 19:31
Un rp de réflexions personnelles intéressant, je n'ai pas pu lire ta fiche encore mais j'ai apprécié cette lecture.
Kurokami Atios : 320 xps
Batterie de test - Au-delà des apparances
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